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«Nous
avons un challenge à relever. 2022 a été décrétée année de décollage
économique. Nous devons nous mobiliser pour concrétiser cet objectif et aller
de l’avant pour remettre la machine de la production et de l’industrialisation,
d’une manière générale, sur les bons rails», a souligné le président de la
Confédération nationale du patronat algérien (CNPA). Mohamed Saïd Naït
Abdelaziz a ajouté que l’Algérie, à l’instar d’autres pays, est
confrontée à des défis vitaux liés essentiellement à la sécurité alimentaire,
énergétique et hydrique sans perdre de vue le retard en matière de
transformation numérique. Ce qui impose de son point de vue de prêter attention
à des questions sensibles, en particulier, la numérisation, l’économie
parallèle, la compétitivité et perspectives d’intégration aux marchés
internationaux et le renforcement des capacités économiques et de
mettre en place des mécanismes de soutien à la croissance. Tout ceci est écrit
noir sur blanc mais nécessite, selon Naït Abdelaziz d’être mis en œuvre
de manière efficiente et efficace sur le terrain.
Également
président de la Coordination nationale du patronat algérien qui regroupe 5
organisations patronales, le doyen des patronats est convaincu du fait
que seule la consolidation du dialogue social peut permettre de
relever les défis précités et d’atteindre l’objectif du décollage économique.
«Nous avons de la chance que le président de la République accorde en personne
un fort intérêt au monde économique et à prêter attention aux préoccupations
des opérateurs économiques lors de plusieurs rencontres. Il est de notre rôle
aujourd’hui, patronat comme exécutif, de travailler ensemble, dans un
cadre consensuel et en mettant en place un partenariat serein. La concertation
est indispensable», a déclaré Naït Abdelaziz tout en faisant savoir que
ladite coordination a préparé un document portant des solutions aux
problèmes de l’heure qui sera soumis prochainement aux pouvoirs publics. Il
soutiendra qu’une rencontre tripartite s’impose pour établir un point de
situation et structurer toutes les actions déjà entreprises au profit des
entreprises en vue de les mettre en exécution dans les plus brefs délais.
Sans la concertation, la lutte contre la bureaucratie serait sans effet, a-t-il
dit.
Le
président de l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA), Mouloud
Khaloufi, a lui aussi souligné l’importance d’organiser une rencontre
tripartite pour faire un tour exhaustif des sujets sociaux et économiques
à venir. Étant frappé de plein fouet par la double crise économique et
sanitaire, le secteur du BTPH vit une rude épreuve et comptabilise un manque à
gagner qui n’est pas des moindres. Khaloufi déplore la fermeture d’entreprises,
ce qui a engendré une forte perte d’emplois sans parler des chantiers à
l’arrêt. «La tripartite est primordiale. Nous devons passer en revue tout ce
qui a été fait et qui devra se faire en guise de soutien aux entreprises.
Celles-ci prennent leur mal en patience. Elles attendent la relance de l’économie
nationale pour pouvoir travailler et rattraper le retard», a-t-il dit
précisant que c’est la commande publique et les projets d’investissements
qui font vivre les entreprises.