August 22, 2022 | 3 years ago

Organisations patronales : Une tripartite s’impose

Wassila OULD HAMOUDA
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«Nous avons un challenge à relever. 2022 a été décrétée année de décollage économique. Nous devons nous mobiliser pour concrétiser cet objectif et aller de l’avant pour remettre la machine de la production et de l’industrialisation, d’une manière générale, sur les bons rails», a souligné le président de la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA). Mohamed Saïd Naït Abdelaziz   a ajouté que l’Algérie, à l’instar d’autres pays, est confrontée à des défis vitaux liés essentiellement à la sécurité alimentaire, énergétique et hydrique sans perdre de vue le retard en matière de transformation numérique. Ce qui impose de son point de vue de prêter attention à des questions sensibles, en particulier, la numérisation, l’économie parallèle, la compétitivité et perspectives d’intégration  aux marchés internationaux et le renforcement des  capacités économiques  et de mettre en place des mécanismes de soutien à la croissance. Tout ceci est écrit noir sur blanc mais nécessite, selon  Naït Abdelaziz d’être mis en œuvre de manière efficiente et efficace sur le terrain.

Également président de la Coordination nationale du patronat algérien qui regroupe 5 organisations patronales, le doyen des patronats est convaincu du fait que  seule la consolidation du dialogue social peut permettre  de relever les défis précités et d’atteindre l’objectif du décollage économique. «Nous avons de la chance que le président de la République accorde en personne un fort intérêt au monde économique et à prêter attention aux préoccupations des opérateurs économiques lors de plusieurs rencontres. Il est de notre rôle aujourd’hui, patronat  comme exécutif, de travailler ensemble, dans un cadre consensuel et en mettant en place un partenariat serein. La concertation est indispensable», a déclaré Naït Abdelaziz tout en faisant  savoir que ladite coordination a préparé un document  portant des solutions aux problèmes de l’heure qui sera soumis prochainement aux pouvoirs publics. Il soutiendra qu’une rencontre tripartite s’impose pour  établir un point de situation et structurer toutes les actions déjà entreprises  au profit des entreprises en vue de les mettre en exécution dans les plus brefs délais.  Sans la concertation, la lutte contre la bureaucratie serait sans effet, a-t-il dit.

Le président de l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA), Mouloud Khaloufi, a lui aussi souligné l’importance d’organiser une rencontre tripartite pour faire un tour exhaustif  des sujets sociaux et économiques à venir. Étant frappé de plein fouet par  la double crise économique et sanitaire, le secteur du BTPH vit une rude épreuve et comptabilise un manque à gagner qui n’est pas des moindres. Khaloufi déplore la fermeture d’entreprises, ce qui a engendré une forte perte d’emplois sans parler des chantiers à l’arrêt. «La tripartite est primordiale. Nous devons passer en revue tout ce qui a été fait et qui devra se faire en guise de soutien aux entreprises.  Celles-ci prennent leur mal en patience. Elles attendent la relance de l’économie nationale  pour pouvoir travailler et rattraper le retard», a-t-il dit précisant que c’est la commande publique  et les projets d’investissements qui font vivre les entreprises.

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