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Mourad Adjal est revenu sur l’importance de la création d’un ministère exclusivement dédié à l’énergie et aux énergies renouvelables, en ce sens que la souveraineté énergétique est devenue, aujourd’hui, un point très important à l’international. Il rappellera que jusqu’alors, l’Algérie produisait 99% de son électricité à partir des énergies fossiles, conventionnelles, et seulement 1% à partir d’énergie propre, soulignant que le passage de 1% à plus de 15% dans le mix énergétique fera de l’Algérie, alors, la 1re en Afrique dans ce domaine. Il indiquera, par ailleurs, que le dossier des énergies renouvelables figure dans les 5 axes stratégiques de son département. Et de noter que l’Algérie a fait le choix de lancer un grand programme qui consiste en la réalisation de 15 000 Mégawatts à l’horizon 2035, «ce qui n’est pas rien». Le ministre précisera, à l’occasion, que 3 200 Mégawatts sont déjà en cours de réalisation et qu’à la fin de l’année, l’Algérie produira 4 000 MW d’énergie propre. Le ministre de l’Energie et des Energies renouvelables ne manquera pas de mettre en valeur le potentiel solaire de l’Algérie «qui n’est pas des moindres, à l’échelle internationale», ajoutant que «ce potentiel photovoltaïque et thermique nous permet de bénéficier d’une irradiation horizontale qui est parmi les meilleures au niveau international, surtout que nous enregistrons 1 700 KW-heure par m2, et plus de 2 650 KW-heure par m2 au Sud».
Mais pour Mourad Adjal, le challenge réside, aujourd’hui, au lancement de l’industrie des énergies renouvelables. «Je parle de la fabrication de panneaux solaires, des onduleurs, des éoliennes…», dira-t-il.
On se rappelle qu’à l’ouverture du Napec 2025, le ministre de l’Energie et des Energies renouvelables déclarait que son département ministériel allait «concentrer ses efforts sur l’accélération de la réalisation des objectifs nationaux relatifs à la diversification des ressources énergétiques essentielles, en veillant à atteindre un mix énergétique équilibré, mobilisant toutes les sources disponibles, notamment à travers une augmentation optimale de la part des énergies nouvelles et renouvelables». Mourad Adjal ajoutait, alors, que «le développement des énergies nouvelles et renouvelables ainsi que l’efficacité énergétique constituent l’un des domaines prioritaires de la stratégie nationale de l’énergie». Cela s’est traduit par «la nouvelle structuration qu’a connue le secteur», en créant un ministère pour les énergies et énergies renouvelables. Et dans le cadre de la mise en œuvre du programme de développement des énergies renouvelables approuvé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, des projets totalisant 3 200 MW ont déjà été lancés. Un programme dont l’exécution «permettra, en plus de l’économie de gaz, de stimuler un développement industriel sur l’ensemble de la chaîne de valeur, d’amorcer le développement de l’hydrogène vert, d’exporter l’électricité issue de sources renouvelables et de réduire l’empreinte carbone».