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En tant que pays plus vaste du continent, l’Algérie, qui arrive juste derrière l’Afrique de Sud et l’Égypte, explique la même source, «utilise ses vastes ressources naturelles pour générer plus de 95% de son approvisionnement en électricité, à partir du gaz naturel». Bien que notre pays arrive à satisfaire facilement les demandes domestiques en électricité, les experts, indique le document, «ont révélé que le pays doit investir davantage dans la transmission haute, pour répondre aux demandes industrielles de son économie en croissance». Aujourd’hui, l’Algérie s’érige en un pays pionnier dans le continent. Outre la satisfaction de sa demande locale, même en période de pics, elle arrive à exporter vers des pays africains et méditerranéens.
Accélérant sa transition énergétique, l’Algérie s’est engagée dans un programme national d’envergure visant la production de 15.000 mégawatts (MW) d’ici 2035. La première phase de ce plan, portant sur une capacité de 3.200 MW, est d’ores et déjà lancée. L’année 2026 s’annonce comme un tournant opérationnel, avec la mise en service de neuf centrales solaires à travers le pays. Actuellement, l’Algérie dispose d’une capacité de production installée d’environ 27.000 MW. Or, la consommation nationale ne représente qu’un tiers de cette puissance.
Face à cette situation, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a instruit les secteurs concernés de préparer l’accès aux marchés internationaux, pour exporter ce surplus énergétique. Aussi, il y a lieu de souligner que la création de la nouvelle société «Sonelgaz International» devrait conférer à l’Algérie un rôle énergétique de premier plan à l'international, en confortant sa position de hub au niveau des marchés africains et européen, ont souligné, mercredi dernier, des experts. Il s’agit d’un nouveau pas dans l'internationalisation de l'économie algérienne.
Par ailleurs, le classement de «Business insider Africa» souligne que malgré leur dotation en ressources naturelles abondantes, la plupart des pays d'Afrique «peinent à produire suffisamment d'électricité pour répondre aux besoins croissants de leurs populations».
S'attaquer aux lacunes énergétiques et augmenter la capacité de production d'électricité, explique le document, «nécessitera des investissements significatifs dans les infrastructures, la technologie et les ressources humaines». De plus, la situation imposera «un effort concerté des gouvernements, des acteurs du secteur privé et des organisations de la société civile, pour promouvoir le développement de l'énergie durable et réduire la dépendance du continent aux combustibles fossiles».
À l'échelle mondiale, plus d'un tiers de la production d'électricité provient de sources à faible émission de carbone». Selon un rapport de Our World in Data, «environ 61% de l'énergie mondiale provient des énergies fossiles, 9,1% de l'énergie nucléaire et 30% des sources renouvelables».
Bien que les énergies fossiles, dont le gaz et le charbon, «jouent encore un rôle majeur en Afrique, il y a un changement croissant vers les énergies renouvelables, comme l'hydroélectricité et la géothermie, pour une durabilité à long terme»