April 27, 2026 | 1 month ago

Économie de la connaissance: Une nouvelle formation dédiée à l’IA

Dans le cadre de l’économie de la connaissance, une nouvelle formation dédiée à l’IA est lancé dimanche à Alger par le secteur de la formation professionnelle.

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Le programme national de formation en intelligence artificielle est lancé dimanche au Centre d’excellence du numérique de Rahmania, à Sidi Abdallah (Alger). Initié par le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels et le ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, ce programme traduit la volonté des pouvoirs publics de faire de l’investissement dans les compétences algériennes un levier central d’adaptation aux mutations technologiques et d’ouverture de nouvelles perspectives pour les jeunes.

S’intégrer rapidement dans l’environnement numérique

Lors de son intervention, la ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nacima Arhab, insiste sur la nécessité de dépasser les approches classiques de la formation pour aller vers une véritable ingénierie des compétences, capable de transformer les connaissances acquises en valeur ajoutée concrète pour les institutions et pour l’économie algérienne. Elle défend une conception de la formation «fondée sur l’efficacité, l’ancrage dans les réalités du terrain et l’accompagnement direct des transformations numériques qui bouleversent aujourd’hui l’ensemble des secteurs».

La ministre présente ce programme comme «le fruit d’une coopération étroite entre les deux départements ministériels concernés et leurs partenaires», dans le cadre d’un partenariat stratégique destiné à créer, en un temps resserré, des profils aptes à s’intégrer rapidement dans l’environnement numérique. L’objectif affiché est de «préparer des compétences capables non seulement d’assimiler les outils de l’intelligence artificielle, mais aussi de participer à la conception de solutions répondant aux attentes du marché et aux besoins concrets des entreprises». Le choix pédagogique mis en avant repose sur une approche résolument appliquée.

Selon les explications fournies lors de la cérémonie, le parcours accorde une place centrale à la pratique, en faisant du terrain et du projet réel le cœur même de l’apprentissage. Les participants doivent ainsi passer par une phase de formation intensive avant d’être amenés à travailler sur des projets numériques concrets, dans une logique de professionnalisation rapide et de confrontation directe avec les exigences du secteur.

Accélérer la cadence des formations

Le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah place, de son côté, placé ce lancement dans un mouvement plus large d’adaptation du pays aux bouleversements provoqués par l’essor mondial de l’intelligence artificielle. Il décrit cette technologie comme «un défi global, imposant une réponse à plusieurs niveaux, qu’il s’agisse de la formation, de l’innovation, de l’entrepreneuriat ou de l’accompagnement des jeunes porteurs de projets».

Ouadah souligne la nécessité de développer une intelligence artificielle adaptée à la réalité algérienne et de bâtir une économie fondée sur la jeunesse, le savoir et la technologie. Pour lui, l’enjeu principal réside dans la rapidité de la réponse. «Face à l’accélération du développement de l’intelligence artificielle, il ne s’agit plus d’attendre de longs cycles de formation avant de mettre des compétences à la disposition des start-up, des entreprises technologiques et des structures engagées dans la transformation numérique», explique-t-il. Le programme lancé à Rahmania répond précisément à cette exigence en visant la mise sur le marché, dans des délais courts, de profils qualifiés et immédiatement mobilisables.

En fait, cette orientation s’inscrit dans une vision plus large de l’écosystème de l’innovation. Le ministre met en avant l’articulation entre formation, incubation et entrepreneuriat, en soulignant que les jeunes formés dans des domaines comme l’intelligence artificielle, l’informatique ou la cybersécurité doivent également pouvoir créer leurs propres projets. Cette logique d’ensemble, qui associe acquisition de compétences, incubation et création d’entreprise, trouve grâce à ce programme un terrain d’application cohérent, alors qu’un centre de formation comme celui de Rahmania s’affirme progressivement en tant qu’espace tourné vers les spécialités numériques et les nouvelles technologies.

Concrètement, le programme repose sur une répartition claire des rôles. Au ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels reviennent la mise en œuvre, l’encadrement pédagogique et la certification, tandis que le ministère de l’Économie de la connaissance assure l’orientation stratégique du dispositif et son arrimage à l’écosystème entrepreneurial. Cette complémentarité vise à garantir une formation utile, connectée aux besoins réels et adossée à des débouchés effectifs, qu’il s’agisse d’insertion professionnelle ou de création d’activité.

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