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En effet, les échanges commerciaux bilatéraux ont bondi de 56% pour atteindre les 147 millions de dollars, avec une hausse importante des exportations algériennes vers la Malaisie. Ces dernières sont passées de 2,1 millions de dollars au début des années 2000 à 39 millions de dollars en 2025, rapporte l’ambassade de Malaisie en Algérie. Ces exportations comprennent des hydrocarbures, des produits chimiques et des produits agricoles, tandis que la Malaisie a fourni à l'Algérie de l'huile de palme pour une valeur de 76 millions de dollars.
Dans ce sillage, l’ambassadeur malaisien Rizany Irwan Muhamad Mazlan a récemment mené un dialogue productif, souligne la page Facebook de la chancellerie, avec le Ministère de l’Industrie pour faire progresser l’investissement de FGV dans l’huile de palme. Un projet capital pour transformer le potentiel économique en opportunités de développement. Il faut dire, sur ce même registre, que ce pays du sud est asiatique est entrain progressivement d’occuper une place de choix en tant que partenaire stratégique majeur de la transition de notre pays vers la diversification économique et l'excellence industrielle, avec des niches inexploitées dans les secteurs du tourisme, de la technologie financière, des industries halal et de l'enseignement supérieur. Concernant les investissements malaisiens en Algérie, le moins que l’on puisse dire est qu’ils sont de plus en plus nombreux.
A titre d’exemple, le groupe malaisien «Lion», à travers un partenariat commun avec le complexe d’El Hadjar à Annaba, s’apprête à investir 6 milliards de dollars et créer 10 000 emplois dans un grand projet structurant dans le domaine de la sidérurgie. Le projet en question porte sur la production de près de 6 millions de tonnes par an en produits sidérurgiques et métallurgiques. La première phase de ce projet consiste en le transfert de l’unité de production de la fonte de briquetage à chaud avec une capacité de 1,7 million de tonnes/an de Malaisie vers l’Algérie, et la réalisation d’une nouvelle unité de production de paillettes avec une capacité de 4 millions de tonnes/an pour une valeur d’investissement de 3,7 milliards de dollars.
Pour ce qui est de la deuxième phase, elle vise la réalisation d’un projet de production de l’alliage d’aluminium et la réalisation d’une centrale électrique de haute capacité, et ce, pour garantir l’autoproduction énergétique. Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, le constructeur automobile malaisien Proton Holdings Bhd envisage, pour sa part, la création d'une usine de production automobile à bas prix en Algérie, tout en garantissant le transfert de technologie et la fourniture de véhicules adaptés à des prix abordables pour le consommateur local. Un intérêt prononcé qui s’explique également par l’expertise industrielle algérienne, les capacités nationales de production existantes, et les avantages à tirer qu’offre le pays et qui peut servir de hub pour la distribution régionale.
Dernier point et pas des moindres, le lancement en mars prochain par la compagnie aérienne nationale, Air Algérie, d’un vol direct entre Alger et Kuala Lumpur. Cette décision constitue, faut-il insister, une avancée majeure pour soutenir le commerce, le tourisme et renforcer les échanges culturels, à un moment où l’on enregistre une augmentation du nombre de visiteurs entre les deux pays. La compagnie nationale prévoit, par ailleurs, d’exploiter cette nouvelle route, d’une durée d’environ 13 heures, à raison de trois dessertes hebdomadaires à bord d’un Airbus A330-900neo.