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Ce projet pilote à l’échelle nationale, qui permet une traçabilité du médicament de l’usine jusqu’à l’officine, est, selon le PDG du groupe Saïdal, Wassim Kouidri, «une innovation majeure, visant à renforcer la traçabilité et la sécurité des produits pharmaceutiques».
Objectif, l’exportation de médicaments fabriqués en Algérie
Dans un point de presse tenu au terme de la visite, Sifi Ghrieb fait savoir que ce projet confère une transparence accrue au produit pharmaceutique national, dès lors que la numérisation constitue un outil privilégié pour une lutte efficiente contre la spéculation et la sécurisation du produit pharmaceutique. Avec l’introduction de la
sérialisation, le médicament disposera désormais de son propre identifiant.
Pour le ministre, il s’agit d’une nouvelle ère de commercialisation des médicaments, d’autant plus qu’en dotant les produits d’un identifiant, il répondra notamment aux normes pour son exportation. Selon lui, les opérateurs activant dans le créneau pharmaceutique sont disposés à introduire cette innovation.
Un code unique à chaque boîte de médicament
Dans son exposé, le PDG du groupe Saïdal fait savoir que «la sérialisation consiste à attribuer un code unique à chaque boîte de médicament, permettant de suivre sa traçabilité, de la production à la délivrance au consommateur final». Selon lui, «ce projet marque un tournant pour Saïdal, qui se conforme ainsi aux normes internationales, ouvrant la voie à des exportations vers des marchés exigeants tels que l’Europe et les États Unis».
Ghrieb souligne que tous les efforts déployés par son département visent, entre autres, à atteindre la sécurité sanitaire. «Nous avons inauguré aujourd’hui (ndlr, hier), une unité de production de médicaments anticancéreux
appartenant à El Kendi. C’est une avancée majeure pour notre industrie, une étape franchie grâce aux compétences et aux jeunes cadres algériens», conclut Sifi Ghrieb.