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Pour le cas de notre pays qui a adopté une nouvelle approche de développement, le défi est immense tant il s’agit de construire un modèle de croissance diversifié basé sur l’économie du savoir et de la connaissance. Une vision qui suppose impérativement une réhabilitation des compétences universitaires et un soutien plus conséquent de la recherche-développement. Le constat que les pouvoirs publics ont mis en évidence est qu’en dépit des efforts «en termes d’institutions et de règlementation, le système de l’innovation montre des faiblesses». Selon des statistiques officielles émanant de l’ex-Cnes, 70.000 diplômés universitaires ont quitté le pays entre 1994 et 2006. Le phénomène a pris de l’ampleur depuis 2006 pour élargir les rangs des compétences algériennes établies à l’étranger. Parmi les faiblesses évoquées à ce niveau, on note que «le financement de la recherche-développement est presque en totalité assuré par l’État». Il est également relevé «la faiblesse des relations entre la recherche-développement et la sphère productive». Aussi, «les répercussions sur la sphère économique demeurent importantes». La réalité admise est que «la recherche-développement en faveur de la sphère économique (entreprises) est quasi inexistante en Algérie et ne favorise pas le développement du tissu industriel». En fait, «l’innovation, pilier des entreprises les plus performantes dans le monde, n’est pas encore la priorité de l’entreprise algérienne faute de recherche-développement». Face aux défis qui attendent le pays dans sa démarche de renouveau économique, des «mesures incitatives pour l’intégration de la recherche et développement, de l’innovation et de la science en général dans la sphère de production» sont proposées. Il s’avère nécessaire, dans le cadre de cette stratégie, «de définir les éléments prioritaires de convergence entre la recherche développement et l’innovation et la sphère productive et de proposer les éléments d’un cadre d’appui portant sur les modalités de soutien à une politique de recherche et développement et d’innovation». En plus, la mise en cohérence «des arrangements institutionnels ainsi que la prise en compte des modes décentralisés de promotion de la recherche et de l’innovation peuvent constituer une voie pour sortir du blocage du processus d’apprentissage et de création de nouveaux savoirs». Dans le cadre des actions à engager dans le sillage de la politique de relance, l’importance est soulignée quant à «orienter les efforts dans le système éducatif vers le développement de la culture d’innovation, l’initiative privée et l’esprit d’entreprendre ainsi que la valorisation des résultats de la recherche technologique».