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En effet, si la première ferme de pisciculture en cages flottantes de Skikda, entrée en phase de production, l’année dernière, après 14 mois d’engraissement dans la commune d’El Marsa, des fermes d’élevage de daurade ont été installées dans le sud-ouest en fournissant quelque 300 tonnes stocks de la daurade royale.
À ce sujet, Rachid Boukedjouta a fait savoir que «le centre, sous la supervision des pouvoirs publics et des professionnels, surveille chaque année l’activité halieutique le long des côtes algériennes dans le but d’assurer l’exploitation rationnelle des richesses halieutiques et sa protection».
Dans le même sillage, l’invité de la Radio nationale n’a pas manqué de préciser qu’en consultation avec les professionnels, «il a été convenu que la période de repos biologique commencerait du 1er juin à septembre», soulignant que «la longueur de la bande côtière ne signifie pas du tout qu’il s’agit d’une indication de la disponibilité abondante de poissons».
Dans ce contexte, Rachid Boukedjouta a révélé que «l’Algérie dispose de deux plateaux continentaux importants en termes d’abondance de richesse halieutique tant à l’est qu’à l’ouest du pays, mais que la région centrale du pays n’a pas la même taille».
Aussi, pour le même responsable, «la vie marine est déterminée par une profondeur qui s’étend de zéro à deux cents mètres de profondeur».
Evoquant le rôle du CNRDPA, l’intervenant a indiqué que «l’évaluation de la richesse halieutique est la base de la politique des pouvoirs publics» et que le Centre national de recherche et de développement en pêche marine et aquaculture est «l’un des outils dont dispose l’État pour surveiller l’activité halieutique le long de la bande côtière».
Ce même centre, faut-il le rappeler, a réalisé depuis sa création il y a 15 ans, 31 campagnes d’évaluation de la richesse piscicole et environnementale par le navire de recherche scientifique «Belkacem Grine» et plus de 100 campagnes de reproduction et d’élevage d’alvins et de poissons femelles dans plus de 1 000 plans d’eau, en sus de l’accompagnement technique et des consultations d’expertise (plus de 900 opérations.
Et à l’invité de la Radio nationale de poursuivre en indiquant : «Nous avons développé une stratégie de recherche à court terme s’étendant jusqu’en 2025 en partenariat avec les pouvoirs publics et les professionnels afin de suivre le mouvement, l’activité et la reproduction des poissons les plus importants commercialisés sur le marché national, qui ont une importance économique et environnementale, dans le but de déterminer leur volume commercial ainsi que les périodes de repos pour éviter de nuire à la richesse nationale, y compris le thon et l’espadon long.»