16 juillet 2021 | il y a 4 ans

Nouvel ouvrage cosigné par Rachid Benaïssa et Abdelkader Djeflat : l’économie de la connaissance et le développement agricole en question

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Abdelkader Djeflat et Rachid Benaïssa se sont mis d’accord pour écrire un livre sur l’économie de la connaissance, un sujet qui les a intéressés, voire fascinés durant de longues années. Le premier est professeur émérite d’économie à l’université de Lille (France). 


Il est membre fondateur de plusieurs réseaux de laboratoires dédiés à l’économie de la croissance, l’innovation et l’intelligence économique. Le second n’est autre que l’ancien ministre de l’Agriculture et du Développement rural entre 2008 et 2013.


L’idée d’un tel projet a germé lors d’une rencontre à Mostaganem en 2006 où chacun a découvert le travail accompli par l’autre. Deux expériences se confrontent et deux regards se croisent et tentent à travers l’analyse de l’expérience vécue, d’implémenter l’économie de la connaissance dans l’un des secteurs les plus importants à savoir l’agriculture et le développement rural. 


L’ouvrage est l’aboutissement d’un processus d’échanges de plusieurs années entre les deux auteurs. Le fait déclencheur est la parution d’un article du Pr Djeflat dans la revue Innovation et Développement dans lequel l’expérience des PPDRI (Projet de proximité de développement rural intégré) est analysée à travers le prisme de l’économie de la connaissance. Le livre est divisé en trois parties étalées sur 10 chapitres. La première présente le concept de l’économie de la connaissance. 


La deuxième traite  de  son  implémentation sur le terrain via la politique du renouveau agricole et rural avec ses réussites  et ses échecs. La troisième partie analyse les perspectives et les nouveaux enjeux auxquels doivent faire face le secteur  du  développement  agricole  et  rural  et  l’économie  de la connaissance de manière générale. Dans l’ouvrage, l’on apprend que le concept de l’économie de la connaissance est apparu dans le discours officiel pour la première fois en 2020.


Les  pouvoirs  publics  voulaient  en  faire  un  instrument  pour  améliorer la gouvernance publique, la transparence dans la gestion publique, le gain de temps, l’utilisation des NTIC (Nouvelles technologies de l’information et de la communication), la débureaucratisation, le rajeunissement de l’encadrement, la création d’emplois, la dynamisation de la croissance économique…


Les deux auteurs ont voulu retracer et analyser les différentes phases par lesquelles est passée la mise en œuvre de cette économie de la connaissance à travers la politique du renouveau agricole et rural et les PPDRI. 


Ce modèle qui est relativement bien intégré dans le secteur agricole ne pourra être durable que si la sphère de la connaissance et l’université sont massivement impliquées dans la poursuite et l’approfondissement de la conception et de la mise en œuvre de ce programme. D’où la nécessité d’une action plus profonde de l’État, est-il mentionné dans le livre.


B. K.

15 juillet 2021 | algeria-logo