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L’étude de faisabilité actualisée du projet datant du 30 du mois courant a mis en avant l’importance de ce projet qui est, désormais, l’un des plus importants à l’échelle mondiale en termes de réserves mais aussi en matière de production annuelle envisagée qui est de 4 millions de tonnes de concentré de minerai de zinc et de plomb au long de la durée d’exploitation de la mine.
«L’étude minière mise à jour confirme la forte rentabilité du projet de zinc de Tala Hamza, considérablement élargi et désormais dimensionné pour un débit de 2 millions de tonnes par an», indique Bruce Sheng, président exécutif de Terramin. En allant dans les détails, l’étude en question juge que «le projet de zinc de Tala Hamza génère un rendement financier élevé, avec une valeur actuelle nette (VAN) d’un taux de 8% d’environ 1 130 millions de dollars australiens soit 790 millions $ et un taux de rendement interne (TRI) de 24%».
D’après la même source, le coût de production estimé dans la mine de Oued Amizour devrait atteindre 0,56 dollar $ par livre de zinc et un coût d’exploitation global (AISC) de 0,61 dollar $ par livre pour être commercialisé sur le marché international avec des prix oscillant entre 2 000 et 2 800 dollars la tonne.
Un prix de production compétitif qui devrait permettre à l’Algérie de jouer un rôle de premier plan sur le marché international des métaux stratégiques. Pour une production annuelle de
240 000 tonnes dont 177 000 tonnes de zinc et 33 000 tonnes de plomb, la coentreprise algéro-australienne va investir un montant de 455 millions de dollars au long de la durée de l’exploitation de la mine pour l’extraction et la valorisation
de 2 millions de tonnes de minerai par an. Pour ce qui est du procédé qui sera utilisé pour l’amélioration de la teneur du minerai en zinc et en plomb, l’étude de faisabilité du projet indique que les résultats indiquent que tous les types de minéralisation de zinc et de plomb se prêtent à une récupération par flottation, sans problème apparent lié à la présence d’éléments indésirables. «Une flottation conventionnelle sera utilisée pour récupérer un concentré de zinc et un concentré de plomb. Le taux de récupération est estimé à 87,6% pour le zinc, permettant d’obtenir un produit à 51% de zinc, et à 68,5% pour le plomb, permettant d’obtenir un produit à 58% de plomb», lit-on dans le document émanant de la partie australienne.
Pour maximiser le rendement de la mine, la société chargée de son exploitation s’est lancée dans la réalisation des infrastructures afférentes lui permettant de valoriser le minerai. Parmi les chantiers en cours de réalisation, figure le projet de l’usine de traitement implantée au niveau de la mine, comme il est également question de la préparation du port de Béjaïa pour l’exportation de l’excédent de production. Une démarche qui sera suivie dans les années à venir par la mise en place d’une industrie de transformation de concentré de minerai de zinc et de plomb dans la région. Par ailleurs, l’étude de faisabilité actualisé de la mine de zinc et de plomb de Tala Hamza met en avant le potentiel minéral du gisement qui «recèle des réserves d’environ 53 millions de tonnes (avec une teneur de coupure de 3,0% de zinc), dont 44 millions de tonnes de ressources indiquées. Le volume total de minerai extrait, selon une teneur de coupure de 3,5% de zinc utilisée pour l’évaluation du projet, s’élève à 37 millions de tonnes, avec une teneur de 6,0% de zinc et 1,6% de plomb».