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L’université algérienne table, en effet, sur 1 500 projets innovants et 400 start-up en 2026.
Vers l’étudiant entrepreneur
Le président de la Commission nationale de coordination et de suivi de l’innovation et des incubateurs universitaires, le Pr Ahmed Mir, annonce, mardi, l’objectif d’une véritable «année charnière» en 2026. Elle sera, selon lui, marquée par une progression significative des indicateurs liés à l’innovation et à la création d’entreprises en milieu universitaire. Intervenant lors d’une rencontre nationale organisée à l’Université d’Alger 3 sous le thème «La transformation stratégique de l’université algérienne : vers l’étudiant entrepreneur», Ahmed Mir indique que l’année 2026 devrait voir l’atteinte de 1.500 projets innovants labellisés.
Ce nombre viendrait ainsi, consolider les 400 start-up actives actuellement et la création de 4.000 micro-entreprises dans le cadre des Centres de développement de l’entrepreneuriat (CDE), en partenariat avec l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (NESDA). Il prévoit par ailleurs le dépôt de plus de 1 300 nouvelles demandes de brevets. Un bilan en progression constante, selon lui.
1.522 projets obtiennent le label «Projet innovant»
Évoquant le bilan des dernières années, le Pr Mir, également directeur des études à la direction générale de la recherche scientifique et le développement technologique au ministère de l’Enseignement supérieur, fait état de 1.522 projets ayant déjà obtenu le label «Projet innovant», ainsi que de la création de 324 start-up actuellement actives sur le marché national. En outre, 2.800 projets ont bénéficié d’un financement de la NESDA, permettant leur transformation en micro-entreprises.
Ahmed Mir souligne , à l’occasion, l’émergence d’un nouveau profil d’étudiant, avec plus de 700 étudiants auto-entrepreneurs recensés à ce jour. Dans le même sillage, il rappelle que « 27.000 étudiants ont été formés à l’entrepreneuriat et à la création de micro-entreprises par les Centres de développement de l’entrepreneuriat, dont les programmes de formation ont été lancés en 2024 ».
Plus de 3 000 demandes de brevets
S’agissant des Centres d’appui à la technologie et à l’innovation, « plus de 3 000 demandes de brevets ont été déposées auprès de l’Institut national algérien de la propriété industrielle », affirme Mir. Sur ce total, 256 brevets ont été accordés et 56 ont fait l’objet d’une opération de valorisation, traduisant une volonté d’inscrire la recherche universitaire dans une logique de transfert technologique et de création de valeur.
De son côté, le directeur de cabinet au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdelkrim Tifarguenit, estime que la campagne nationale de sensibilisation au dispositif du décret ministériel n°1275 «Diplôme universitaire , projet de création d’entreprise économique», ne se limite pas à un simple appel à l’inscription. Selon lui, il s’agit d’une démarche stratégique visant à ancrer durablement la culture entrepreneuriale au sein de l’université et à positionner l’étudiant comme acteur économique et innovateur, plutôt que comme simple demandeur d’emploi. Les autorités entendent faire, ainsi, de l’université un véritable levier de diversification économique, où l’innovation ne constitue plus une option, mais un moteur structurant du développement national.