Le tourisme mondial, souligne-t-elle, participe dans l’empreinte carbone à environ 8 % des gaz émis et le secteur des transports se taille la part belle de ce total.
La poursuite de la croissance de la demande touristique « doublera les émissions de ce secteur, à moins que des mesures durables soient adoptées ».
Quant à l’Algérie, l’universitaire précise que notre pays « a ratifié les principales conventions internationales relatives au changement climatique et a renforcé ses initiatives nationales pour y faire face ».
L’Algérie a également «adopté le plan directeur de développement touristique, qui faisait partie du plan national d’aménagement du territoire ».
Les changements climatiques, indique l’universitaire, affectent clairement le tourisme et les sites touristiques en Algérie, à travers des phénomènes tels que l’élévation du niveau de la mer, la désertification et la baisse des rendements agricoles. Face à cette situation, Mme Nadi a relevé « la nécessité d’établir des cellules sectorielles pour la gestion des déchets industriels dans chaque secteur vital, tel que le tourisme, l’agriculture et l’industrie, afin de garantir l’intégration des efforts et adaptation des politiques sectorielles aux défis climatiques croissants ». Il s’agit aussi de «renforcer le tourisme local face au changement climatique, et travailler à limiter l’impact des phénomènes climatiques » et «exploiter les opportunités offertes par l’augmentation des températures grâce à l’investissement dans les énergies renouvelables, en particulier l’énergie solaire, et travailler à son développement en tant que source d’exportation majeure vers les marchés européens à l’avenir ».
Aris Mokdad
31 juillet 2025 |