28 mars 2026 | il y a 1 mois

«Le Rendez-vous des exportateurs» : La CAGEX lance son offensive africaine

Dans une démarche qui se veut fédératrice des efforts communs, la CAGEX a réuni, jeudi dernier (26 mars 2026) à Alger, exportateurs, directeurs financiers et responsables institutionnels pour le lancement de son premier «Rendez-vous des exportateurs». Cette rencontre inaugurale, placée sous le signe de l’Afrique et de la ZLECAf, a été l’occasion d’annonces concrètes sur le déploiement continental de la compagnie et d’un bilan financier qui confirme sa montée en puissance.

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L’événement d’avant-hier a été dominé par une annonce structurante. La CAGEX a confirmé son intention de s’implanter sur le continent africain dès 2026, en s’appuyant sur deux banques algériennes déjà actives en Afrique de l’Ouest, à savoir l’Algerian Union Bank (AUB) en Mauritanie et l’Algerian Bank of Senegal (ABS) au Sénégal.


Grâce à ce réseau de proximité, la compagnie pourra collecter des informations commerciales contextualisées et offrir un accompagnement direct aux exportateurs algériens opérant dans ces marchés.


Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), dont les opportunités commerciales pour les entreprises algériennes sont considérables.



En effet, sur les 46 milliards de dinars d’engagements de couverture actuels, 15 % sont déjà orientés vers le marché africain — un taux que la direction entend faire progresser sensiblement dans les années à venir.


Des résultats financiers qui confortent la crédibilité de la CAGEX

Intervenant lors de cette journée, le PDG de la CAGEX, Zohir Laïche, a rappelé des éléments du bilan 2025 qui était en nette progression. En effet, selon les informations auxquelles nous avons pu accéder, le capital social de la compagnie atteint 10 milliards de dinars, les fonds propres 12 milliards, et le bénéfice net dépasse les 900 millions de dinars.


Ces indicateurs ont une portée directe pour les exportateurs. En somme, avec une CAGEX financièrement solide, c’est une garantie mieux acceptée par les banques, et donc des opérations d’export plus facilement financées.


Zohir Laïche a également tenu à repositionner la mission de son institution. Dans le contexte économique et géopolitique actuel, l’assurance à l’export ne peut plus être perçue comme une formalité.


C’est, selon lui, un outil d’aide à la décision — celui qui permet d’exporter en connaissance de cause, de sécuriser sa trésorerie et de construire une présence internationale durable.


La couverture du risque change la donne

Les ateliers techniques qui ont rythmé la journée ont laissé une place centrale aux retours du terrain. Plusieurs directeurs financiers ont témoigné de l’impact concret des polices d’assurance globales sur leur compétitivité. Possibilité d’accorder des délais de paiement plus souples, accès à des marchés jusqu’alors hors de portée, et meilleure position de négociation face aux concurrents européens et asiatiques sont les maîtres mots de cette rencontre.


Les procédures de renseignement commercial et les mécanismes de recouvrement des créances à l’international ont également été présentés et discutés.


Au-delà de l’événement lui-même, ce premier « Rendez-vous des exportateurs » envoie un signal clair. En consolidant ses fondamentaux financiers et en prenant pied en Afrique subsaharienne, la CAGEX se positionne comme un rouage essentiel de la diversification économique de l’Algérie.


La maîtrise du risque à l’export n’est plus réservée aux grandes entreprises. Elle devient, progressivement, le socle d’une souveraineté économique durable.


Ainsi, en se dotant d’outils de couverture du risque adaptés à ces marchés, la CAGEX traduit en actes concrets ce que les plus hautes autorités algériennes appellent de leurs vœux, à savoir une économie nationale qui exporte, qui sécurise et qui conquiert.

29 mars 2026 | algeria-logo