3 mars 2026 | il y a 2 mois

Lancement du 1er fonds d’investissement de «capital-risque»

Le secteur de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique lancera, aujourd’hui, un nouveau fonds de soutien aux investissements destinés à la création de start-up et micro-entreprises innovantes dans le cadre universitaire.

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Un mécanisme initié par «trois filiales économiques de l’Université Alger-3 », adressé en premier lieu aux «projets jugés trop risqués» par les banques ou les mécanismes d’aide plus classique. Un fonds ouvert aux étudiants, «unique en son genre en Algérie», explique le président de la Commission nationale de coordination et de suivi de l’innovation et des incubateurs universitaires.

En effet, le docteur Ahmed Mir fait savoir que ce nouveau mécanisme a pour but de «financer l’innovation» au service de l’économie. Le responsable, dans ses déclarations à la Radio nationale, précise que la caractéristique des start-up, et plus généralement des micro-entreprises basées sur des idées nouvelles, est le taux d’échec relativement plus important que les secteurs classiques. «Le risque est élevé pour les investisseurs», les créateurs de ce type d’entreprises «ne trouvent pas toujours de réponses favorables auprès des banques». Ainsi, le secteur de l’Enseignement supérieur, qui compte aujourd’hui la création de plus de 2 800 micro-entreposés et 324 start-up, propose un fonds beaucoup plus adapté. «Il partage le risque mais exigera, en contrepartie, une excellente conduite des projets sur le terrain».

Quant au financement, le responsable explique que l’apport initial vient «de trois filiales économiques créées par l’Université Alger 3. Il s’agit concrètement du cumul de leurs chiffres d’affaires actuel. Par la suite, «le montant du capital devra augmenter», notamment par la multiplication des entrées en bourse. Et concernant la gestion du fonds, le partage des bénéfices, il devra obéir à la réglementation. «Du point de vue légal, il s’agit d’une entreprise à responsabilités limitée» entre les partenaires de l’Université Alger 3. Il sera décidé chaque année du «partage, du réinvestissement des bénéfices ou encore de l’augmentation du capital». Une pratique nouvelle en Algérie, mais qui a fait ses preuves dans le monde, explique en substance le responsable, en citant notamment la création des premiers fonds de soutien à l’innovation «dès les années 1970», dans les grandes universités américaines, britanniques ou plus récemment dans le monde arabe.

Trois «filiales économiques» en bourse

Et sur un autre plan, le président de la Commission nationale de coordination et de suivi de l’innovation et des incubateurs universitaires a fait savoir, hier, que «trois filiales économiques» d’universités feront très prochainement leur entrée en bourse. Ainsi, la place de type d’entreprises, relativement récentes créées pour la plupart dès 2023, est appelée à se renforcer au cours des prochaines années. Le docteur Ahmed Mir précise, à ce propos, que «depuis le mois de septembre 2025, le ministre travaille à l’entrée en bourse de trois entreprises filiales de centres de recherche universitaires». Ce processus devrait «aboutir rapidement, mais il n’a pas été facile».

Concrètement, on apprend que sur les 430 entités de ce type, «au moins 50% sont déjà actives sur le terrain». Notre objectif, à terme, est de multiplier les passages en bouse. Une étape qui nécessite, toutefois, «au moins deux ans d’existence afin d’évaluer ses performances économiques», en plus de réponses à l’ensemble des exigences de la bourse, en termes de transparence et de chiffre d’affaires. A l’heure actuelle, «plus de 15 filiales économiques d’universités sont éligibles». L’entrée des trois premières à la Bourse d’Alger se fera, par ailleurs, en accord avec le Conseil des participations de l’État (CPE) «qui a donné son feu vert pour l’ouverture du capital».

3 mars 2026 | algeria-logo