15 décembre 2024 | il y a 1 an

La pêche en grand

L’Algérie, qui entend redynamiser le secteur de la pêche, a entrepris diverses démarches pour mettre sur rail cette filière en mettant à jour la législation qui la régit, en développant le secteur de la production et la réparation navale, et même en autorisant l’importation de bateaux de moins de 5 ans.

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Hier, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche a présidé une réunion de travail avec un groupe de professionnels du secteur, entre préparateurs de bateaux de pêche (thoniers et chalutiers), professionnels de la pêche au gros (la grande pêche) et d’autres acteurs, aux fins d’aborder plusieurs questions qui contribuent aux efforts des pouvoirs publics pour valoriser la production nationale de la pêche marine et continentale, à même de fournir des produits marins et aquacoles qui soient à des prix raisonnables pour le citoyen.


A cette occasion, plusieurs sujets ont été abordés dans le cadre de l’élaboration d’une feuille de route pour le développement du secteur de la pêche maritime et de l’aquaculture au cours des trois prochaines années. Des sujets qui ont trait à l’exploitation des licences de pêche maritime dans le cadre des accords internationaux, la préparation de la saison de pêche du thon rouge au titre de la saison 2025, le développement local de la construction navale pour renforcer la flotte de pêche nationale, l’éventuelle actualisation des textes réglementaires liés à l’importation de bateaux de pêche d’occasion (de moins de cinq ans) pour les rendre compatibles avec les exigences des professionnels et les objectifs fixés en matière d’augmentation de la production halieutique nationale, le développement de l’activité aquacole pour en faire un des affluents de la sécurité alimentaire, l’accompagnement des professionnels de la pêche maritime, assurer leur protection sociale, et activer l’indemnité de repos biologique et lors des intempéries. Ceci sans oublier la recherche des financements pour favoriser les investissements dans le domaine de la pêche maritime. Il faut rappeler que la relance du secteur de la pêche fait partie des priorités du gouvernement.


Le quota de thon rouge pour 2024 entièrement pêché


Pour la pêche en haute mer, et particulièrement celle en rapport avec le thon rouge, l’Algérie qui vendait à une certaine époque son quota annuel est, depuis, passée à une autre phase en exploitant totalement son quota annuel, et même en l’augmentant. Cette année 2024, l’Algérie a pêché la totalité de son quota de thon rouge vivant pour la saison 2024, estimé à 2046 tonnes. Ce quota, qui était de 1650 tonnes en 2022, est graduellement passé à 2023 tonnes en 2023, puis 2046 tonnes en 2024 après que la commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT) ait donné son accord. Cette décision qui est intervenue lors d’une réunion de la 2e sous-commission de l’ICAAT, tenue en avril dernier à Madrid (Espagne), avec la participation du sous-directeur de la grande pêche et de la pêche spécialisée au ministère, Amar Ouchelli a, aussi, été marquée par l’adoption du plan de pêche de l’Algérie pour l’année 2024, lequel prévoit l’augmentation des capacités de la flotte de pêche au thon rouge avec 5 navires supplémentaires.


Une flotte qui se développe


C’est ainsi que la présente saison de pêche au thon a vu la participation de 34 navires battant pavillon national, selon le ministère de la Pêche et des Productions halieutiques. Une prouesse réalisée grâce au renforcement de la flotte nationale par deux navires supplémentaires. L’importance de la pêche au thon rouge tient à ses recettes, mais aussi la possibilité d’augmenter la rentabilité des navires de pêche, la création d’emplois, tout en améliorant les capacités des équipages. Et outre l’autorisation d’importer des bateaux de moins de 5 ans, il y a la réparation navale et la construction de bateaux de pêche et de remorqueurs qui a éclos ces dernières années.


En effet, de nombreux opérateurs privés sont venus se joindre aux grandes entreprises publiques pour faire de ces métiers les locomotives d’un secteur en pleine renaissance. Des thoniers de 35 mètres construits par une société algérienne privée (Corenav), avec un taux d’intégration estimé à 60%, ont été mis à l’eau au port de Zemmouri, à l’Est de Boumerdès, pour ne citer que ces exemples.

15 décembre 2024 | algeria-logo