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C’est un véritable bras de fer contre le temps qui s’est engagé sur les 422 kilomètres de la ligne minière Est. Dans un communiqué publié ce samedi, le ministère des Travaux publics et des Infrastructures de base fait état d’une «cadence accélérée» sur l’ensemble des tronçons. L’objectif est clair : transformer la dorsale ferroviaire de l’Est pour répondre aux ambitions industrielles du pays.Sous l’impulsion du ministre Abdelkader Djellaoui, le principe du «travail continu» est devenu la règle. Sur le terrain, la distinction entre le jour et la nuit s’efface. Les projecteurs illuminent les chantiers de pose de voie, notamment sur le segment Dréa-Oued Kebrit, tandis que les équipes de soudage s’activent au point kilométrique (PK) 50 et à la gare d’El Hadjar.
L’élite de l’ingénierie nationale est sur le pont. Le groupe Cosider (Travaux Publics et Ouvrages d’Art), l’entreprise Infrafer et Sero-Est travaillent de concert avec des partenaires étrangers. Cette coalition industrielle multiplie les interventions critiques : soudage électrique des rails, bourrage des voies et achèvement des systèmes de drainage transversal.
Défis techniques
Le projet ne se limite pas à la pose de rails ; il s’agit d’un défi topographique majeur. Les rapports de chantier soulignent une activité intense sur les ouvrages d’art. Avancement décisif du creusement du tunnel n°2 et travaux de soutènement à la sortie du tunnel n°8. Forage et coulage de béton pour les pieux des ponts n°9, n°36 et n°4, atteignant parfois le troisième niveau de structure. Pose des structures métalliques pour les ponts supérieurs par Sero-Est. Si l’État met tant de vigueur dans ce chantier, c’est que l’enjeu dépasse le simple transport de voyageurs. Cette ligne est le cordon ombilical du mégaprojet intégré du phosphate.
En reliant les gisements de Tébessa aux infrastructures de transformation et d’exportation d’Annaba, l’Algérie se dote d’un outil logistique de classe mondiale. Ce projet est la clé de voûte de la stratégie nationale de diversification économique, visant à propulser le pays parmi les leaders de l’industrie minière sur le continent