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A cet effet, la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de bourse (Cosob), instance en charge de la régulation du marché des capitaux d’Alger, a annoncé, avant-hier, dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, l’inscription officielle des intermédiaires en opérations de bourse (IOB) du Crédit populaire d’Algérie (CPA) et de la société Tell Markets comme nouveaux promoteurs en bourse, un rôle à la fois nouveau et essentiel pour encadrer et accompagner les nouvelles opérations d’émission de titres de capital ou de créance (actions et obligations). La Cosob précise, en ce sens que selon les dispositions du nouveau règlement général régissant la bourse des valeurs mobilières, «toute société souhaitant procéder à l’admission de ses titres de capital ou de créance aux négociations sur le compartiment de croissance ou émergent de la Bourse d’Alger est tenue de désigner un promoteur en bourse pour une durée de cinq ans». Le gendarme du marché boursier local rappelle à cet égard que le rôle principal de ces promoteurs est «d’assister la société émettrice lors de l’émission de ses titres, notamment en préparant l’opération d’admission et en veillant à ce que toutes les obligations d’information légales et réglementaires soient respectées». Dans cet ordre d’idées, il convient de rappeler que dans le cadre de la poursuite des efforts de toilettage et de mise à jour de ses dispositifs réglementaires, la Cosob s’est dotée récemment d’un nouveau texte essentiel qui vient renforcer les exigences d’information et de transparence sur les actions et obligations admises sur le marché, à savoir un nouveau règlement précisant les conditions et modalités que les entreprises émettrices sont tenues de remplir en termes de transparence et de fiabilité des informations liées à leurs bilans, états financiers et toute autre données en lien avec leurs activités ou pouvant influencer les cours de leurs titres cotés. Le règlement stipule notamment que l’information publiée par les sociétés émettrices «doit être exacte, complète, précise et sincère», tout en étant mise régulièrement à la disposition des investisseurs ou épargnants, à travers notamment «des formats électroniques ouverts et interopérables» et favorisant «leur réutilisation et leur archivage électronique». Aussi, y est-il précisé, «tous les investisseurs disposent d’un droit égal et simultané d’accès aux informations et aux documents réglementaires de l’émetteur, notamment les états financiers, les rapports de gestion, les rapports des commissaires aux comptes, les procès-verbaux des assemblées générales et les communiqués officiels». De plus, l’obligation de transparence et de communication s’applique tout autant aux informations favorables qu’à celles défavorables qui, selon le même texte, doivent ainsi être diffusées «avec la même diligence», l’enjeu étant de garantir, entre autres, les intérêts et droits des investisseurs en valeurs boursières. Baromètre de son poids économique par rapport au PIB du pays et de son apport au financement des entreprises et de l’investissement, la capitalisation du marché boursier d’Alger a connu, ces deux dernières années, un bond spectaculaire, suite à l’arrivée à la cote de deux mastodontes du secteur bancaire local, en l’occurrence le CPA et la BDL, atteignant ainsi un niveau global de plus de 745 milliards de dinars, avec un total de six grandes sociétés cotées sur le marché principal et deux sur le compartiment «Croissance» dédié aux start-up et aux petites PME. Un volume d’actions qui reste encore peu suffisant pour hisser l’activité de la place boursière locale au niveau des besoins de financements de plus en plus croissants de l’économie nationale, mais qui est appelé à connaître une réelle évolution à l’avenir, selon de récentes déclarations du président de la Cosob, faisant état d’un intérêt grandissant d’entreprises nationales pour amorcer des processus d’introduction en bourse.