31 juillet 2021 | il y a 4 ans

Industrie : Recenser les contraintes à la relance

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La nouvelle vision développée par les autorités insiste, dans ce sens, sur la mise en place d’un modèle de développement stratégique des filières industrielles. Un modèle fondé, d’abord, sur la valorisation du potentiel existant, l’option pour le partenariat public-privé, la facilitation de l’accès au foncier économique, la promotion d’un cadre juridique stable sur une durée de dix ans au moins, tel que suggéré par le président de la République, le soutien des petites industries, et l’encouragement des IDE dans les domaines des mines et de la pétrochimie, notamment au regard de leur processus technologique exigeant le recours à l’expertise internationale. Aussi, l’intérêt porté au développement du secteur de l’industrie relève de la volonté de l’Etat d’inscrire le secteur en tant que vecteur de croissance et de création d’emplois, d’autant plus que sa contribution dans l’économie demeure en deçà de son potentiel. Sur les 19 grands secteurs d’activité suivis par l’ONS, il est relevé que 86% de la valeur ajoutée en 2019 a été réalisée dans cinq secteurs, à savoir, les hydrocarbures, l’agriculture, le commerce, le BTPH, et les transports et communications. Les chiffres indiquent qu’à la même période, l’industrie a représenté 5,9% de la valeur ajoutée totale des secteurs, soit une valeur de 930 milliards de DA dont une part de près de 50% est réalisée par le secteur public. Ainsi, «le secteur de l’industrie ne contribue que faiblement à la croissance du PIB». On note également que «presque la moitié de la valeur ajoutée de l’industrie est le fait d’un seul secteur, celui des industries agro-alimentaires avec 2,8%». L’autre fait à retenir est que «bien que sa part dans le PIB ait significativement diminué depuis le début des années 2000, sa valeur ajoutée a connu un taux de croissance appréciable durant la décennie 2009-2019, avec un Taux de croissance annuel moyen (TCAM) de 4,5%». L’état des lieux ressort que «grâce à un TCAM de 4,5%, l’industrie se place en 4e position en termes de croissance parmi les grands secteurs d’activité après l’agriculture (6,2%), le BTPH (6,1%) et les services marchands (5,8%)». Une performance que les autorités comptent consolider dans le cadre de la nouvelle approche industrielle. Dans cette perspective, les politiques publiques conçues au titre du plan de relance ont pour principaux vecteurs les mines, les industries pharmaceutiques, comme étant des secteurs à forte valeur ajoutée et à fort potentiel d’exportation, ainsi que les petites industries portées par les PME. Le choix porté sur les mines est justifié également par le fait qu’il dispose d’ «un pouvoir structurant sur les autres secteurs, entre autres sur l’agriculture par la production des engrais, l’industrie manufacturière par la fourniture de nombreux minéraux (zinc, fer, plomb, tungstène, …), l’industrie des énergies renouvelables par l’exploitation des terres rares (lithium, vanadium), et sur l’habitat par la fourniture des matériaux de construction (marbre, agrégats)». 


D. Akila

31 juillet 2021 | algeria-logo