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La wilaya de Skikda a organisé, en mars dernier, un atelier national sous la présidence du ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques. Cet atelier a été consacré à la méthodologie d’élaboration du plan d’aménagement des pêcheries. Depuis cette date, on a installé, au niveau de la wilaya de Skikda, une commission technique composée de cadres de la DPRH, des inspecteurs et des chefs d’antenne pour l’élaboration de ce plan. Ce travail a été divisé en deux parties. La première basée sur le diagnostic de la situation actuelle du secteur au niveau de la wilaya de Skikda. La deuxième partie a traitau lancement des concertations avec les professionnels pour prendre les suggestions et les propositions des professionnels avant d’élaborer le plan d’aménagement. Nous sommes actuellement à la deuxième phase de concertation. Le programme concerne tous les métiers de pêche. On prend, par exemple, les petits métiers des ports de Collo, Stora et El Marsa, chacun de son côté, après on réunit leurs suggestions pour élaborer un programme en prenant en compte les résultats de l’étude socioéconomique. Cette même étude prend les doléances des professionnels et des scientifiques sur l’activité de pêche à Skikda.
Si on prend les captures par unité d’effort pour l’ensemble de la flottille inscrite, on observe une diminution des prises due à plusieurs facteurs : les changements climatiques, la pollution et les facteurs purement techniques liés aux engins de pêche ainsi que la pression dans certaines zones du fait qu’actuellement la pêche est concentrée à l’intérieur de la zone des 3.000 milles, c’est-à-dire la bande côtière. Dans ce sens, il faut une réflexion pour changer la vision des professionnels pour aller à la 2e zone en utilisant d’autres engins de pêche sélectifs, soit par l’augmentation de la taille du maillage des filets, la limitation de la longueur des engins de pêche, l’interdiction par exemple de la pêche à une profondeur inférieure à 20 mètres, l’allongement des périodes de repos biologique pour certaines espèces, et l’interdiction de la pêche pour les chalutiers au-delà des 3000 milles pendant le repos biologique. Parmi les autres propositions, il y a celle d’interdire carrément la zone côtière, de 0 à 6.000 miles, du 1er juin au 30 septembre, pour laisser les espèces se régénérer d’une manière durable.
C’est évident. Parmi les objectifs de ce plan, il y a celui de rationaliser les captures par des méthodes adaptées à la pêche, sélectives et durables. La seule contrainte, c’est celle liée au service de contrôle. Il faut qu’il y ait un contrôle rigoureux et régulier pour le suivi de l’activité de pêche pour mettre fin aux pratiques illégales.
Le taux de réalisation de cette usine est à 97%. Les équipements techniques sont importés de Chine, il faut donc une assistance technique pour la mise en service et les essais. Il est nécessaire de la présence des experts chinois. Avec la fermeture de l’espace aérien, le promoteur a été bloqué par cette mesure préventive. Il reprendra incessamment. La capacité de cette usine est de 24 tonnes par jour entre sardine et thon, permettant une autosuffisance de consommation locale et qui vise l’exportation et un impact très positif pour la création de 220 postes d’emploi directs.