26 février 2026 | il y a 2 mois

Entrepreneuriat étudiant: Un réseau monte en puissance

Dans l’entrepreneuriat étudiant, un réseau monte en puissance. C’est un chantier stratégique qui se déploie depuis plusieurs mois dans les universités en Algérie.

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Celui d’un écosystème national dédié à l’innovation et à l’entrepreneuriat. En réaffirmant la poursuite de ses efforts pour dynamiser le réseau national de l’entrepreneuriat universitaire, la Commission nationale de coordination pour le suivi de l’innovation et de l’entrepreneuriat universitaire veut passer à une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la stratégie nationale qui vise à faire de l’université un moteur de création de valeur.

Un dispositif regroupe 124 incubateurs universitaires

Menée sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, cette stratégie repose sur une l’idée principale de transformer les campus en laboratoires d’innovation économique. Il ne s’agit plus seulement de former des étudiants, mais de leur donner les outils pour devenir porteurs de projets, créateurs d’entreprises, voire employeurs à leur tour.

La commission, dans son dernier communiqué, rappelle que le réseau algérien, officiellement lancé en 2022, constitue désormais un cadre unifié pour accompagner les porteurs d’idées novatrices, grâce à une meilleure coordination entre les incubateurs, les centres de développement de l’entrepreneuriat et les établissements universitaires. L’objectif est d’industrialiser le lien entre la recherche et l’économie réelle, en permettant aux étudiants et jeunes diplômés de concrétiser leurs idées par des projets économiquement viables.

Aujourd’hui, le dispositif regroupe 124 incubateurs universitaires et 117 centres de développement de l’entrepreneuriat répartis sur l’ensemble des wilayas, couvrant aussi bien les grandes villes que les régions intérieures. Le pari est de créer un vivier national de start-up issues des bancs de l’université, capables d’apporter des solutions concrètes aux besoins économiques de l’Algérien. Pour y parvenir, la commission compte sur la dynamique enclenchée ces dernières années.

La plateforme numérique Aunei

Les incubateurs universitaires, devenus pour certains de véritables pépinières de talents, accueillent de plus en plus de jeunes porteurs de projets à fort potentiel technologique, dans des domaines aussi variés que les énergies renouvelables, l’agroalimentaire, le numérique ou la valorisation des ressources locales. Un système algérien d’indicateurs de performance La plateforme numérique Aunei, lancée récemment, matérialise cette approche intégrée. L’espace virtuel offre un accès simplifié à la formation, à l’accompagnement et au suivi des projets. Elle concentre en un seul lieu les informations nécessaires aux étudiants, enseignants, encadrants et entrepreneurs, tout en facilitant l’échange d’expériences et la coordination entre les différentes structures.

La commission nationale ne se contente pas de gérer l’existant et prépare déjà la suite. Parmi les chantiers à venir figure la création d’un système national d’indicateurs de performance, destiné à mesurer de manière homogène l’impact des structures d’accompagnement sur la création d’entreprises et d’emplois. Un autre axe de travail porte sur la mise en place d’une base de données nationale recensant l’ensemble des projets innovants, avec pour ambition de les relier directement aux secteurs économiques jugés prioritaires.  C’est dire que la généralisation des incubateurs universitaires en 2020 a progressivement transformé le visage de l’université algérienne.

Les espaces dédiés à l’entrepreneuriat, jadis marginaux, font désormais partie du décor institutionnel. Certaines universités, comme celles de Boumerdès, d’Oran ou de Constantine, ont déjà vu émerger des start-up exportant leurs produits ou services, preuve que la synergie entre formation, recherche et entrepreneuriat peut produire des résultats tangibles. Plus de 240 structures d’appui à l’entrepreneuriat fonctionnent aujourd’hui dans le pays, mobilisant enseignants, experts et étudiants dans une même logique de performance. À terme, ce réseau devrait devenir l’un des principaux vecteurs d’intégration entre les universités et le tissu économique local.

26 février 2026 | algeria-logo