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Lors d’une conférence tenue à l’hôtel Lamaraz, à Kouba (Alger), Nabil Bey-Boumezrag, directeur général de Promo Salons Algérie, et Chantal de Lamotte, directrice du salon Djazagro, ont présenté les lignes majeures de ce grand rendez-vous. Dans un contexte marqué par une montée en puissance de l’appareil productif et une volonté affirmée de diversification économique en Algérie, Djazagro-2026 intervient à un moment charnière. «Cette édition devrait drainer une forte présence», a souligné Bey-Boumezrag, mettant en avant l’intérêt croissant des industriels et des investisseurs pour un secteur qui conjugue, aujourd’hui, capacités d’investissement, innovation technologique et ouverture à l’international.
«Nous accueillons des visiteurs venant de France et d’autres pays, ce qui témoigne de l’envergure internationale du Salon. Le produit algérien commence à se faire connaître sur les marchés étrangers, et certains visiteurs viennent directement pour découvrir nos nouveautés et envisager des achats», a ajouté Nabil Bey-Boumezrag. Il a souligné également que «Djazagro ne se limite pas à présenter le marché : il crée de véritables opportunités commerciales pour nos entreprises. Depuis 2003, un travail considérable a été accompli pour faire de ce Salon un rendez-vous incontournable», a-t-il précisé.
Pour sa part, Chantal de Lamotte, directrice du Salon Djazagro, a souligné que «l’évolution de la production algérienne met en évidence la nécessité de collaborer avec des industries étrangères, qui apportent des produits et un savoir-faire non disponibles localement, mais essentiels pour améliorer la production et développer l’export». Elle a ajouté que «Djazagro-2026 s’impose comme un rendez-vous annuel incontournable sur quatre jours, permettant aux professionnels de rencontrer les acteurs majeurs de l’industrie algérienne. Le Salon concerne trois pôles principaux : l’industrie agroalimentaire, la fabrication et les services liés à la sécurité. La production alimentaire et des boissons, ainsi que des segments stratégiques, comme la boulangerie et la pâtisserie, témoignent de la force de l’industrie nationale», a-t-elle ajouté. Pour elle, l’«emballage, élément transversal, constitue un point fort du Salon».
Et d’ajouter : «Cette année, Djazagro accueille 700 marques issues de 600 entreprises, avec une représentation de 26% d’entreprises algériennes et 44% venues de l’Union européenne, illustrant l’intérêt croissant des partenaires internationaux pour soutenir et inspirer les industriels locaux. «Djazagro joue ainsi un rôle fédérateur, offrant visibilité et opportunités commerciales inédites aux acteurs locaux et internationaux», a conclu Chantal de Lamotte. Avec 700 exposants issus de 28 pays et près de 26.000 visiteurs professionnels attendus, le Salon confirme son envergure internationale. L’Europe domine la participation, avec 44% des exposants, suivie de l’Algérie (26%) et l’Asie (21%), tandis que des pays comme l’Italie, la Chine, la France et l’Espagne figurent parmi les plus représentés.
Cette diversité témoigne de l’attractivité du marché algérien et de son positionnement comme hub régional de l’agroalimentaire. Les machines et équipements du process agroalimentaire arrivent en tête (26%), suivis du conditionnement et de l’emballage (23%), du process non alimentaire (15%) et des produits alimentaires et boissons (14%). À cela s’ajoutent les ingrédients, les solutions d’hygiène industrielle, ainsi que les services liés à la logistique et à la promotion. L’espace Djaz’Innov met en lumière les innovations, tandis que l’Agora des Experts ouvre un espace de débat sur la sécurité alimentaire, l’exportation, la transformation digitale ou encore l’économie circulaire.
Les segments Djaz’Pack et Espace Formation viennent renforcer l’accompagnement des professionnels. Djazagro a reconduit, en 2026, une initiative lancée en 2025, visant à renforcer, à la fois la formation initiale et continue. Plusieurs institutions de référence participent à ce programme : l’École nationale supérieure vétérinaire (ENSV), l’École supérieure des sciences de l’alimentation et des industries Aagroalimentaires (ESSAIA), l’Instit de la nutrition, de l’alimentation et des technologies agroalimentaires (NATAA), le laboratoire Wanylab, pour l’analyse et le contrôle qualité, ainsi que le Laboratoire de recherche génie des procédés industriels (LSGP) de l’université des sciences et de la technologie Houari-Boumediène. L’Agora constitue le cœur de cette dynamique : un programme de conférences orchestré en partenariat avec la revue Agro, comprenant 14 conférences, 4 séances de pitch Djaz’Innov et des ateliers thématiques.