4 décembre 2025 | il y a 5 mois

Distribution du médicament : L’Etat revoit la réglementation

L’inspecteur général du ministère de l’Industrie pharmaceutique a fait savoir hier matin, que plusieurs actions sont en cours afin d’accompagner la montée en puissance du secteur. La réglementation encadrant la « distribution du médicament » sera prochainement réformée a annoncé M. Nacer Hammani lors de son passage sur les ondes de la Radio chaîne 1.

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 Le responsable précise également qu’une « centaine » de projets d’usines sont à l’étude, notamment pour la production des matières premières. Des nouvelles unités de production destinées à répondre aux besoins du marché national, à la réduction de la facture d’importation, mais aussi pour l’exportation vers l’Afrique.

Ainsi, le responsable fait savoir que le ministère de l’Industrie pharmaceutique travaille aujourd’hui « à la mise à niveau » des différents échelons du secteur, et notamment du réseau de distribution du médicament, « élément essentiel pour le système de santé ». M. Nacer Hammani, tout en indiquant que la disponibilité des produits à l’échelle nationale « n’enregistre plus aucune tension », explique néanmoins qu’une « réforme des cahiers de charges » est en cours. Le nouveau texte, visiblement finalisé, « actuellement au niveau du secrétariat général du gouvernement » est le résultat de « cinq ans d’évaluation ». Il devrait en ce sens régler les lacunes des anciens cahiers de charges, laisse entendre le responsable.

Par ailleurs, il s’agira aussi d’accompagner le renforcement attendu des capacités de production du secteur. Ainsi, N. Hammani indique que la dynamique de croissance est positive, les nouvelles chaînes de production devront à la fois répondre aux besoins du marché national, et orienter une partie des médicaments vers l’exportation. A ce titre, il est indiqué que « la facture d’importation du médicament a été divisée par deux, en quelques années. Passée de plus de 2 milliards de dollars à près d’un milliard ». Mais, il s’agit de poursuivre les efforts, et notamment pour la fabrication des dispositifs médicaux. Il faut « réduire la facture d’importation actuelle de près de 600 millions de dollars ».


100 projets

A ce propos, l’inspecteur général du ministère, annonce que « plus de 100 projets » d’unités de production de médicaments ou matériel médical « sont actuellement à l’étude ». Dans le détail, il s’agit principalement d’usines destinées à la production des matières premières, des hormones, des vaccins ou encore de médicaments contre le cancer. Le responsable partage plusieurs exemples concrets, notamment deux unités devant être implantées à Sétif pour la production de « matières premières nécessaires aux médicaments contre le cancer, ou pour la fabrication de traitement pour les maladies cardiaques ». Par ailleurs le groupe public Saidal, devra relancer son usine de Médéa. Elle doit retrouver sa place de leader en Afrique, explique le responsable, afin de « produire de la matière première pour la fabrication de certains antibiotiques ». Le ministère, explique à ce titre M. Hammani, « a fait appel à d’anciens cadres à la retraite, pour assurer des formations ».

Quant à la question de l’exportation vers les pays d’Afrique, le responsable précise que la récente « Déclaration d’Alger », est la « feuille de route » qui renforcera les échanges. Ainsi, l’objectif en 2035 d’autosuffisance africaine de « 50% des besoins, alors que niveau actuel est de 5% », sera profitable aux producteurs algériens. En effet, le pays est « le leader » de l’industrie pharmaceutique au niveau du continent avec « plus du tiers des unités de production africaines ». Soit, plus de 230 entreprises spécialisées, regroupant au total 780 lignes de production. Et dans cette logique, N. Hammani annonce que l’Agence algérienne du médicament a signé jeudi, en marge de la Déclaration d’Alger, « deux premiers accords de coopération avec les agences du médicament tanzanienne et sénégalaise ». Ces accords vont faciliter la distribution des médicaments algériens en plus de lancer de nouveaux canaux pour l’échange du savoir-faire en matière de production. Par ailleurs, on apprend qu’une usine implantée à Oran a exporté cette semaine « pour près d’un million d’euros de dispositifs médicaux à destination de la République du Congo ».

4 décembre 2025 | algeria-logo