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Du côté du département de l’Enseignement supérieur, des formations universitaires ayant trait au développement de l’hydrogène vert seront introduites à partir de la prochaine rentrée. «Il s’agit d’un réseau thématique qui s’articule autour d’un master, d’un ingéniorat et d’une post-graduation spécialisée avec l’implication de plusieurs partenaires», précise à Horizons le directeur général de l’enseignement et de la formation auprès du ministère, Ali Choukri. Ainsi dans le cadre de la nouvelle orientation du gouvernement visant à développer certaines filières énergétiques, le ministère prévoit d’introduire, dès l’année universitaire 2023-2024, des spécialités en hydrogène vert. A cet effet, le département de Baddari a mis en place un réseau thématique constitué de deux écoles nationales supérieures, à savoir l’Ecole des énergies renouvelables de Batna et l’Ecole polytechnique d’Alger. «Le réseau renferme deux universités : l’université de M’Slia et celle de Bouira, en plus du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER)», ajoute le responsable. Ces institutions, censées travailler en étroite collaboration ont proposé de nouvelles formations qui seront sanctionnées par un diplôme master, un ingéniorat et une formation continue (post-graduation spécialisée).
«Des conventions ont été conclues entre tous les partenaires impliqués dans le projet qui ont remis des cahiers relatifs aux formations», renchérit-il. Le projet poursuit Choukri, sera piloté par la directrice de l’Ecole nationale supérieure des énergies renouvelables, de l’environnement et du développement durable de Batna. Pour lui, le nouveau «consortium universitaire» vise à permettre une utilisation commune des laboratoires de recherche et des moyens techniques et une mise à disposition du corps enseignant. «Le réseau thématique va permettre la mobilité des étudiants et des enseignants en fonction des besoins de la formation», complète-t-il.
Des partenaires nationaux et étrangers associés
Le projet associe également des partenaires économiques, à leur tête les groupes publics Sonatrach et Sonelgaz, l’entreprise Siemens Algérie, en plus d’autres départements ministériels tels que l’Energie et les Mines, l’Environnement et les Energies renouvelables ainsi que l’Hydraulique. Et pour assurer une formation de qualité, le ministère de l’Enseignement supérieur compte faire appel à des partenaires étrangers. «Nous avons déjà organisé des réunions avec les responsables de l’Ecole polytechnique de Lille. Nous comptons aussi coopérer avec l’université technique de Berlin, l’Ecole polytechnique de Montréal, le Centre de recherche en informatique de Lille et l’Ecole polytechnique universitaire de Nantes», révèle-t-il.
L’autre annonce de taille est que l’enseignement sera assuré en langue anglaise. «Le ministère a déjà engagé un programme de formation au profit des enseignants universitaires afin de perfectionner leurs connaissances en langue anglaise et de leur permettre d’enseigner et soutenir des mémoires de fin d’études dans cette langue», explique Choukri.