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Le ministre Youcef Cherfa a, à l’issue de discussions avec les directeurs de wilaya chargés de la pêche et de l’aquaculture, promis que l’État accorderait des « facilitations » aux investisseurs dans le domaine. L’objectif pour le secteur est en effet de développer l’aquaculture « sur l’ensemble du territoire ». Un poisson d’eau douce tel que le tilapia rouge doit devenir « un produit de large consommation ».
Dans un communiqué publié hier, le secteur de l’agriculture du développement rural et de la pêche explique que la réunion nationale a eu pour objectif d’accompagner « l’importante dynamique qu’enregistre le secteur de l’aquaculture et de la pêche grâce aux actions de l’État ». Et très concrètement, le ministre Youcef Cherfa, en soulignant les objectifs du secteur, annonce que toutes les wilayas ont aujourd’hui « l’obligation de mettre en place un programme pour développer l’élevage de poissons ». La production d’une espèce en particulier, le tilapia rouge, devra être généralisée, lance en substance le ministre aux responsables. Il s’agit d’une priorité pour le secteur de l’agriculture, du développement rural et de la pêche. Le tilapia rouge, explique Youcef Cherfa, « est appelé à entrer dans la liste des produits de large consommation subventionnés par l’Etat ».
Dans cette logique, le ministre a donné hier pour instruction aux responsables de terrain de « donner une nouvelle impulsion à l’aquaculture », que ce soit en mer ou au niveau des wilayas de l’intérieur, notamment via l’exploitation des barrages et retenues d’eau. Ainsi, il a promis que les autorités fourniront « toutes les facilitations » aux opérateurs souhaitant investir dans la filière de l’élevage du tilapia rouge. Même chose, ajoute le communiqué, pour les projets d’investissement destinés à la création de fermes pour l’engraissement du thon rouge.
Pour rappel, le ministère de l’Agriculture prévoit une très forte croissance de l’aquaculture, et tout particulièrement pour la production annuelle de poissons d’eau douce. Celle-ci devrait se situer aux alentours des 100 000 tonnes à l’horizon 2030. Pour cela, d’importants efforts sont déjà fournis. Dès le mois d’avril dernier, Youcef Cherfa avait notamment affirmé que le secteur « assurera toutes les facilités possibles » en vue d’encourager le travail des « producteurs d’alevins et d’aliments pour poissons ».
Par ailleurs, le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, qui donne rendez-vous au secteur au prochain SIPA 2025 (Salon international de la pêche et de l’aquaculture) prévu du 6 au 9 novembre à Oran, a également évoqué hier la question du développement de la flotte de pêche. Sans donner plus de précision, le ministre a insisté sur la nécessité d’exploiter au mieux la flotte de pêche nationale. Celle-ci, selon les données du programme « économie bleue », réunit près de 6000 unités de pêche, mais il s’agit principalement, à près de 61 %, de bateaux de pêche traditionnelle. Les sardiniers et chalutiers de pêche représentent pour leur part, respectivement 28,7 % et 9,3 % de la flotte nationale.