15 février 2026 | il y a 3 mois

Dessalement d’eau : L’Algérie réalisera deux stations dans le Sud

La réalisation des deux stations de dessalement dans les wilayas de Tamanrasset et de Tindouf s’inscrit dans le programme de dessalement d’eau destiné aux wilayas du Sud.

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L’Algérie compte renforcer ses capacités de dessalement d’eau afin d’assurer sa sécurité hydrique et faire face aux effets du réchauffement climatique. Après les wilayas du Nord, les pouvoirs publics comptent lancer des projets de dessalement des eaux souterraines dans le Sud. En effet, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné, lors de la réunion du Conseil des ministres qu’il a présidée mardi, de lancer, en mars, la réalisation de deux stations de dessalement à Tamanrasset et Tindouf.

Concernant le secteur des ressources en eau, le président de la République a enjoint au ministre du secteur de «lancer, au cours du mois prochain, la réalisation de deux stations de dessalement à Tamanrasset et Tindouf au profit des habitants de ces deux wilayas», insistant sur «le caractère stratégique de ces deux projets pour les habitants de notre Grand Sud», précise un communiqué du Conseil des ministres.

La réalisation des deux stations de dessalement dans les wilayas de Tamanrasset et de Tindouf s’inscrit dans le programme de dessalement d’eau destiné aux wilayas du Sud. L’assistant du PDG de la société Algerian Desalination Company (ADC), chargé de la communication, Mouloud Hachlaf, avait souligné, fin octobre, que la filiale du groupe Sonatrach œuvre, dans le cadre de la sécurité hydrique du pays, à l’adoption de solutions innovantes pour le dessalement de l’eau, parmi lesquelles des stations mobiles de type conteneurs, notamment dans les wilayas du Sud disposant d’importantes réserves d’eaux souterraines salines.

Dans une déclaration à la Radio nationale, Hachlaf avait précisé que l’ADC œuvre à «développer plusieurs projets, tels que des conteneurs mobiles destinés au dessalement de l’eau de mer et des eaux souterraines, pouvant être déployés dans différentes régions du pays», soulignant que ces conteneurs constituent «des solutions pratiques, notamment dans les wilayas du Sud telles que El Oued, El Meghaïer et Biskra».En revanche, il n’a pas donné davantage de détails à propos du programme de dessalement réservé aux wilayas du Sud.

«Limiter le stress hydrique»

L’Algérie avait mis en service, début 2025, cinq grandes stations à El Tarf (Koudiet Draouche), Boumerdès (Cap Djenet), Tipasa (Fouka), Oran (Cap Blanc) et Béjaïa (Tighremt-Toudja), chacune d’une capacité de production de 300 000 m³/jour, portant ainsi à 19 le nombre total de stations de dessalement en activité dans le pays, selon lui. Hachlaf avait précisé que ces grandes stations fonctionnent à pleine capacité opérationnelle, en attendant que celles d’Oran et de Béjaïa atteignent leur capacité de production complète.

A propos du deuxième programme national complémentaire de dessalement d’eau de mer, le responsable avait indiqué qu’il prévoit la construction de six grandes stations d’une capacité de 300 000 m³ par jour chacune, dans les wilayas de Skikda, Jijel, Tizi Ouzou, Chlef, Mostaganem et Tlemcen,conformément aux instructions du président Tebboune visant à garantir l’approvisionnement des citoyens en eau potable. Selon Hachlaf, ce programme permettra de produire «1,8 million de mètres cubes supplémentaires par jour», portant le taux de couverture des besoins en eau potable à 60%.

«Ce programme contribuera de manière significative à limiter le stress hydrique que connaît le pays, notamment en raison des changements climatiques et de la faible pluviosité en Afrique du Nord», avait-t-il souligné. La valeur d’investissement de ces projets est estimée à 2,8 milliards de dollars. L’eau produite sera acheminée vers les régions de l’intérieur sur des distances allant de 150 à 200 km, afin d’assurer une distribution équilibrée entre les différentes zones du pays.

Réunion du Gouvernement : Examen du bilan de mise en œuvre des directives du président

Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a présidé, hier, une réunion du gouvernement consacrée à l’examen du bilan annuel de mise en œuvre des directives données par le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors de la 6e rencontre Gouvernement-walis, ainsi que l’examen, en deuxième lecture, du projet de déploiement des services de communication par satellite en orbites non géostationnaires (NGSO), a indique un communiqué des services du Premier ministre, dont voici le texte intégral : «Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a présidé, ce mercredi 11 février 2026, une réunion du gouvernement consacrée aux points ci-après : Le gouvernement a examiné le bilan annuel de mise en œuvre des orientations et directives données par le président de la République, lors de la 6e rencontre Gouvernement-walis, tenue les 24 et 25 décembre 2024, ainsi que les recommandations issues de cette rencontre, qui portent essentiellement sur la poursuite de la dynamique du développement local, la consolidation de la sécurité alimentaire et hydrique, le renforcement du rôle des collectivités locales en matière de création de la richesse et des postes d’emploi, la modernisation des services publics de proximité et la refonte de la gestion urbaine de la ville pour assurer aux citoyens un cadre de vie de qualité. Le gouvernement a également examiné, en deuxième lecture, le projet de déploiement des services de communication par satellite en orbites non géostationnaires (NGSO). Le lancement de ces services satellitaires vise à développer l’accès à Internet haut débit à travers l’ensemble du territoire national, particulièrement dans les zones rurales et enclavées et à renforcer la souveraineté nationale dans ce domaine stratégique.

15 février 2026 | algeria-logo