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2 décembre 2025 | il y a 1 mois

Débat autour du PLF 2026: Moult préoccupations soulevées

Moult préoccupations sont soulevées lundi lors du débat autour du PLF 2026 au Conseil de la Nation.

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Le débat autour du projet de loi des finances pour 2026 s’est ouvert lundi au niveau du Conseil de la Nation. 74 sénateurs, en plus des présidents des groupes parlementaires, devront intervenir et apporter leur appréciation sur le projet de texte. À noter au préalable, qu’ils sont nombreux les sénateurs à saluer les dernières décisions prises par le Chef de l’État, lors du Conseil des ministres tenu dimanche dernier, relative à l’augmentation du SNMG et des allocations du chômage. Ils sont également nombreux ceux qui approuvent ce PLF visant à soutenir l’économie nationale, à encourager l’entreprenariat des jeunes, à promouvoir l’investissement  et à renforcer le pouvoir  d’achat des citoyens.


Demande de clarifications sur la partie budgétaire

La commission chargée des affaires économiques et des finances atteste l’importance que revêt le texte, dans son rapport préliminaire, lu par Noureddine Habib, en présence du président du Conseil de la Nation et des représentants du gouvernement. Il souligne que les membres de ladite commission ont soulevé moult préoccupations dont la plupart ont trait aux mécanismes à mettre en place pour réduire le déficit budgétaire, pour améliorer le niveau de vie des citoyens tout en tenant compte de leur pouvoir d’achat, notamment dans un contexte de hausse des prix et comment traduire la croissance attendue sur le terrain et répondre aux préoccupations des citoyens.


Les sénateurs demandent également des clarifications concernant la partie budgétaire, les prévisions d’augmentation des recettes et les mécanismes permettant de lutter contre le marché parallèle des devises. Le dossier automobile qui a fait couler beaucoup d’encre est remis sur table par les membres de la commission. Ces derniers demandent de réexaminer la question de l’importation des voitures et de l’octroi de licences d’importation pour les véhicules de moins de 5 ans. Les insuffisances dans l’amélioration du système fiscal et le dossier de la numérisation sont également soulevés par la Commission. Le budget des 11 wilayas nouvellement créées par le Président de la République est également évoqué.


Émission des sukuk souverains début 2026

«En réponse à ces questions et préoccupations, le représentant du gouvernement a expliqué, concernant le déficit enregistré dans le budget de l’exercice 2026, que, d’un point de vue général, la plupart des pays recourent à l’endettement pour financer le déficit budgétaire», explique le rapporteur de la commission indiquant que la discussion essentielle à mener aujourd’hui concerne la capacité de notre économie à supporter ce niveau d’endettement.


En se référant à la réponse du ministre, Habib indique que l’économie nationale «est aujourd’hui capable de relever ce défi, comme en témoignent les institutions financières internationales, notamment le Fonds monétaire international, qui a salué, dans son évaluation annuelle, les indicateurs positifs enregistrés par notre économie malgré les incertitudes entourant les perspectives de croissance mondiale».  Sur une autre question relative à l’émission des sukuk souverain, le rapporteur souligne que le ministre a fait part du lancement à partir du début de l’année prochaine (2026). Toutes ces questions sont revenues lors du débat.


Appel à une révision profonde sur le plan structurel

Le vice -président du Conseil de la nation, Mourad Lakhal signale que «l’année 2026 nous impose à tous une vigilance économique accrue et une volonté politique ferme. Notre responsabilité collective exige donc une étude approfondie de ce projet, ainsi qu’une évaluation basée sur une vision globale et équilibrée». Ainsi, il souligne que lorsqu’on aborde la question du déficit, il ne faut pas le considérer comme une régression des performances, mais comme un appel au lancement d’une révision profonde sur le plan structurel.


«Les réformes structurelles demeurent le principal levier du passage vers une économie diversifiée, libérant l’initiative et débarrassée de toutes les formes de rigidité», explique-t-il. Lakhal soulève le problème récurrent des voitures soulignant que l’une des solutions à envisager est le lancement de la fabrication de véhicules électriques grâce à des compétences algériennes.


Le social, la fiscalité, la santé et la décentralisation

Pour sa part, Aissa Bouregba du tiers présidentiel indique que le PLF de 2026 consolide le caractère social de l’État soulignant que le plus important c’est que ce projet de loi vient répondre aux aspirations des citoyens.


Le sénateur Miloud Kadouri note, de son côté, que le PLF 2026 intervient à une étape sensible de la transformation de l’économie algérienne. «Dans ce contexte, le renforcement des recettes fiscales ordinaires nécessite une répartition équitable de la charge fiscale, l’intégration de l’économie informelle, et l’encadrement du marché parallèle», dit-il tout en prônant la décentralisation de la décision et le renforcement des prérogatives des autorités locales.


Lakhder Saadoun appelle à renforcer l’investissement productif plaidant pour le partenariat public-privé et il met l’accent sur la nécessité de rationaliser la consommation énergétique. Enfin, Hamid Daoudi met l’accent, quant à lui, sur  la réforme du secteur de la santé appelant à moderniser les services des Urgences.



2 décembre 2025 | algeria-logo