18 novembre 2021 | il y a 4 ans

Conjoncture : Mettre les gaz sur l’investissement

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 Cette réunion s'inscrit dans le prolongement des précédentes en ce qui concerne le renforcement de la coopération et le dialogue entre les acteurs de l’industrie gazière, en particulier entre les producteurs et les consommateurs, afin de promouvoir le gaz naturel, faciliter les investissements, réduire les coûts et optimiser les opérations sur l’ensemble de la chaîne de valeur du gaz. Les pays membres du Forum ont relevé que "la pénurie de gaz démontre la nécessité d'investir davantage dans le gaz naturel comme un marché abondant et bon, source d'énergie flexible pour atteindre l'égalité énergétique pour toutes les parties du monde de manière durable". Cette rencontre s'est tenue dans le contexte d'une hausse sans précédent des prix du gaz, mais aussi un contexte marqué par intérêt accru pour le gaz naturel comme "le signe avant-gardiste du développement économique et durable". Les ministres ont réitéré "le rôle fondamental des contrats gaziers à long terme et de la tarification du gaz basée sur l'indexation du pétrole pour garantir des investissements stables dans développement des ressources en gaz naturel". Donc, cet emballement des prix de l'énergie va être temporaire. Cette hausse du prix du gaz est liée à la hausse dans le reste du monde et en particulier en Asie. Le cas de l'Europe est particulière du fait que qu'un certain nombre de pays importe la quasi-totalité de leurs besoins. Quant au marché international du gaz naturel liquéfié —ou GNL— passe avant tout par la grande zone asiatique, avec le Japon, la Corée et le premier importateur au monde, la Chine. Malgré les récents bouleversements connus sur les marchés de l'énergie, les pays membres du Forum restent "optimistes" sur les perspectives immédiates et à long terme du gaz naturel, qui sera le premier combustible fossile dans le monde d'ici 2050 et devra augmenter sa part de 23 % actuellement à 27%. Lors de cette 23e réunion, les ministres ont reçu un aperçu de l'édition 2021 de la publication phare du GECF, "Global Gas Outlook 2050", qui sera dévoilée en marge du 6e Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du Forum prévu à Doha (Qatar) en février 2022. Cela dit, l'année 2021 est une année record de hausse des prix de l'énergie, en Europe où le prix du gaz a été multiplié par quatre en à peine 6 mois. Il faut bien comprendre que les grandes sociétés européennes, souvent monopolistiques, achetaient auparavant le gaz à l'Algérie principalement, avec des contrats dont les prix étaient indexés sur le pétrole. Ce n'est plus le cas aujourd'hui avec l'ouverture à la concurrence. Les pays exportateurs de gaz soutiennent sans réserve le rôle fondamental des contrats gaziers à long terme ainsi que la tarification du gaz basée sur l’indexation pétrole/produits pétroliers, pour assurer des investissements stables dans le développement des ressources en gaz naturel», ajoute la même source. Depuis quelques années, en Europe, il a été développé des marchés. A la fois des marchés spot —des achats pour livraison immédiate et des marchés dérivés, dont le principal est le TTF aux Pays-Bas. Cette situation encourage le développement de produits financiers sur ces marchés. Cela permet aux acteurs de l'énergie d'acheter ou de vendre du gaz, mais dans un contexte de grande instabilité. Il convient de rappeler que «la coalition de 18 membres (GECF), représentant ensemble la plus grande part des réserves prouvées de la production et du commerce de gaz naturel dans le monde, maintient l’adhésion à l’esprit de la Déclaration de Malabo 2019, adoptée lors du 5e Sommet GECF de Chefs d’Etat et de gouvernement ». Par ailleurs, le conseiller du ministre de l'Energie et des Mines, Mohamed Hamel, a été élu secrétaire général du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF). Elu parmi cinq candidats, lors de la 23e Réunion ministérielle du Forum.

17 novembre 2021 | algeria-logo