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S’exprimant lors de la supervision de l’ouverture d’une journée d’étude, à l’Université «Djillali Liabes» sur «l’investissement dans l’aquaculture « défis et perspectives», le ministre a insisté sur «la nécessité d’intensifier les efforts, de tous les acteurs, des autorités locales aux directions de wilaya des différents secteurs, ainsi que des organismes de soutien et des Institutions de formation». Il a souligné «l’importance de leur engagement, à accompagner le secteur de la pêche et des produits halieutiques, dans la concrétisation sur le terrain, de nombreux projets d’investissement dans l’aquaculture».
Il a mentionné la dynamique que connaît le secteur ces derniers temps, le qualifiant de «capable, de contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire», conformément à une stratégie claire, découlant des engagements du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui visent «particulièrement et largement, le développement de l’aquaculture en eau douce, à travers les installations aquatiques ou les bassins destinés à l’irrigation agricole, ainsi que les investissements privés dans ce domaine, au niveau des zones aquacoles».
Il a souligné, que «cette stratégie repose également, sur le soutien et l’accompagnement de tous les projets, dans le cadre de l’entrepreneuriat et de l’innovation liés à l’aquaculture, en particulier, la fabrication d’aliments pour animaux, la production de juvéniles de poissons, l’élevage d’algues et les industries de transformation et de commercialisation».
Dynamique positive observée dans le secteur de l’aquaculture, ces derniers temps
Dans le domaine de l’aquaculture en eau douce, le ministre a mentionné, qu’«au cours de l’année 2023, et au cours du premier trimestre de l’année en cours, des chiffres encourageants ont été enregistrés, en termes de nombre de projets productifs et de quantité de production piscicole réalisées, avec plus de 55 projets productifs recensés, dont trois nouveaux projets, entrés en production cette année, en plus de 49 projets en cours de réalisation».
«Plus de 22 000 praticiens de l’aquaculture ont été enregistrés, à travers l’élevage de plus de 16 000 bassins», ajoute-t-il, soulignant que cette intégration avec l’activité agricole «ayant de nombreux avantages, comme le démontrent de nombreuses expériences sur le terrain et les investissements réalisés», avec «une augmentation de la production, d’environ 30 %, une réduction de l’utilisation d’engrais chimiques, pouvant atteindre 70 %, en plus de la diversification des revenus agricoles, ainsi que l’activité de pêche continentale, pratiquée par plus de 57 pêcheurs, au niveau des barrages et des plans d’eau à travers le pays», détaille le ministre.
Toutes ces activités ont permis de réaliser une production estimée à «plus de 2 700 tonnes de différentes espèces de poissons d’eau douce, commercialisées à travers les réseaux de distribution des produits de la pêche, ou dans les points de vente de la Chambre nationale, comme ce fut le cas, pendant le mois sacré du Ramadhan où les produits de la pêche et de l’aquaculture, ont été commercialisés à des prix compétitifs, en particulier, le tilapia», a-t-il ajouté.
Dans ce contexte, afin de généraliser la production et la consommation de ce type de poisson à grande échelle, et de sensibiliser les investisseurs à son élevage, Badani a indiqué, que la wilaya de Sidi Bel Abbès «a été choisie, pour accueillir cette journée d’étude, en raison de ses capacités et de ses qualifications considérables, notamment son caractère agricole, qui permettra d’exploiter les bassins d’irrigation, pour l’aquaculture d’une part», et d’autre part, «son emplacement stratégique entre les wilayas, dans le domaine de la commercialisation et de la distribution des produits de la pêche et de l’aquaculture», ce qui la qualifie, comme «un pôle économique d’excellence, dans ce domaine».
Il a ajouté, que cette wilaya, ainsi que les wilayas de Saïda et de Naâma, qui lui sont régionalement affiliées, «peuvent contribuer efficacement, à la réalisation des objectifs stratégiques, du secteur de la pêche maritime, à l’horizon 2030, dans le domaine de l’aquaculture en eau douce, où le ministère vise, à produire 3 000 tonnes, d’ici la fin de l’année 2024, le volume de production devant atteindre plus de 60 000 tonnes, d’ici 2030».
Des mesures incitatives et des avantages fiscaux, prévus par la Loi de finances, pour l’année 2024
Pour atteindre ces objectifs stratégiques, a ajouté Badani, «une coordination est actuellement en cours, avec les services du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, et du ministère de l’Hydraulique, en activant les clauses des accords de coopération, pour exploiter un plus grand nombre de bassins d’irrigation agricole, et un plus grand nombre, de barrages et de retenues d’eau, pour l’élevage de juvéniles de poissons, d’autant plus que nous contrôlons toute la chaîne de production, grâce à notre ministère, avec plus de 12 stations expérimentales, d’Instituts et d’Ecoles de formation spécialisées, et de cadres techniques compétents».
Dans ce contexte, la coordination, avec les services du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, «est une priorité pour accélérer la création de zones d’activités aquacoles, et la remise des contrats de concession aux investisseurs, pour démarrer leurs projets dans les meilleurs délais».
Le ministre a également mentionné, les mesures incitatives et les avantages fiscaux prévus par la Loi de finances pour l’année 2024, «afin de renforcer les capacités de production du secteur de l’aquaculture, en particulier l’élevage du tilapia, notamment la création d’une prime incitative, pour les producteurs de ce type de poisson, estimée à 50 DA par kilogramme, avec une méthodologie d’attribution de cette prime, coordonnée avec les services du ministère des Finances, et qui sera mise en œuvre sur le terrain, dans les prochains jours».
De plus, une exonération de la Taxe sur la valeur ajoutée a été accordée, pour toutes les opérations de vente de produits de tilapia, permettant ainsi de «les rendre accessibles au citoyen, à des prix compétitifs», ainsi qu’une réduction de la Taxe sur la valeur ajoutée, pour l’activité de transformation du tilapia, afin de «lui conférer une valeur ajoutée».