28 mai 2024 | il y a 2 ans

Ali Aoun, à propos du secteur public : 500 milliards de Dinars de chiffre d’affaires en 2023

Invité, hier, du forum de la Chaîne 1 de la radio nationale, le ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, a passé au peigne fin les acquis mais aussi les défis qui persistent pour le secteur industriel et, par extension, pour l’économie nationale.

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D'abord, des statistiques pour le moins probantes. En effet, M. Aoun annonce que le chiffre d’affaires du secteur public en 2023 a atteint les 500 milliards de dinars. Les exportations en métallurgie et sidérurgie ont représenté 1 milliard de USD. L’industrie du ciment, elle, a produit l’année dernière 40 millions de tonnes pour une valeur de 400 millions USD. Enchaînant, le ministre souligne que le secteur public est composé de 1.4 million de PME-PMI qui créent 3 millions. La densité des entreprises privées est de 30 entités pour 1.000 habitants. Le nombre d'entreprises et usines publiques s’élève à 174.000 entités et le tissu industriel est composé à 85% par le secteur privé. Dans le même registre, le ministre indique que pour le médicament, les exportations s’élevaient à 6 millions d’euros, et les importations n'ont pas dépassé 1.2 million dollars contre 4 millions USD en 2020. Cette réduction sensible a été réalisée, explique le ministre, grâce à la production locale qui couvre aujourd’hui 72% des besoins nationaux.


ENIE fabriquera de nouveau des téléviseurs


A propos des Zones industrielles, le ministre indique que leur nombre est de 120, précisant que leur gestion nécessité des efforts et seront soumises à une nouvelle gestion par l'Agence nationale du foncier économique. Aussi, dit-il, une redistribution sera engagée avec l’Agence de promotion de l’investissement. Répondant aux questions de l’animatrice, M. Aoun relève la bonne performance de l’industrie du cuir, précisant qu’un chemin reste à parcourir pour une meilleure qualité. Par ailleurs, il annonce l’entrée en production, avant la fin de 2024, d’une usine d'huile brute et une autre de sucre raffiné. Aussi, le ministre a bifurqué sur le cas de l'Eniem, rappelant les efforts engagés par l'État et souligné que l’usine a repris toute sa production. Quant à Enie de Sidi Bel Abbès, qui a repris avec la fabrication des TPE et tablettes scolaires, une étude est engagée pour renouer avec la production des télévisions Au sujet des véhicules, M. Aoun réitère que l’objectif est d’asseoir une vraie industrie. «On a demandé à tous les propriétaires des marques d'implanter au moins une usine de production en Algérie. Pour certaines marques qui favorisent l'exportation, il leur sera difficile de répondre aux exigences du cahier des charges », indique l’invité de la radio. Et d’enchaîner : «Aujourd’hui, les véhicules importés sont à la portée de tous ».


Médicament : les marges bénéficiaires seront revues


Au chapitre des médicaments, M. Aoun relève un manque pour les cancéreux et malades chroniques, mais assure qu’à fin 2024 la couverture pour ces catégories va atteindre les 60%. Dans le même registre, le ministre a coupé court à certaines allégations qui doutent de la qualité du médicament produit localement, affirmant que le médicament fabriqué en Algérie, générique ou autre, « est d’une qualité qui répond aux normes internationales ». Sur ce chapitre, M. Aoun annonce de « revoir les marges bénéficiaires dont 50% des gains sont partagés entre le producteur, le distributeur en gros et le pharmacien. On va le régler avec la CNAS». 

28 mai 2024 | algeria-logo