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Compte tenu de cette contre-performance, «un renversement de tendance est
requis et réalisable, porté à la fois par la volonté politique de nos deux pays
et le dynamisme de nos entreprises». Pour ce faire, «notre Club est partie
prenante pour permettre d’infléchir cette tendance déclinante, qui n’a que trop
duré». Le défi est réalisable. L’expert s’appuie sur les «nouvelles
opportunités ouvertes par les changements historiques en cours en Algérie et le
nouveau modèle de croissance qu’elle a commencé à mettre en œuvre pour
diversifier son économie, classée quatrième en Afrique». L’Algérie, poursuit
l’économiste, «tient à améliorer encore cette position en s’appuyant notamment
sur des partenaires industriels et technologiques de premier plan, comme le
Japon, troisième puissance économique mondiale». Enchaînant, il affirme que
«beaucoup de partenaires industriels japonais connaissent bien l’Algérie et
certains ont largement contribué à la diffusion de la technologie et au succès
industriel chez nous». Plus poussé, l’orateur indique que les énergies
renouvelables - l’eau, la pétrochimie, les industries numériques- sont des
secteurs qui peuvent dynamiser la coopération économique entre Alger et Tokyo.
Au plan institutionnel, poursuit M. Mékidèche, «l’évolution institutionnelle de
notre club vers un Conseil d’affaires algéro- japonais, formalisé par les
autorités de nos deux pays, est ce qu’attendent nos opérateurs, qui y verront
un encouragement et un accompagnement au plus haut niveau». De son côté, Kono
Akira, ambassadeur du Japon à Alger, affirme qu’en sus de l’amélioration des
conditions sanitaires qui n’excluent pas la vigilance, «nous assistons
également à d’importants changements en Algérie qui créeraient davantage de débouchés
commerciaux». Et d’ajouter : «Le projet de nouveau code de l’investissement est
important, mais c’est l’application qui l’est davantage». Rappelant que les
dernières prévisions économiques de la Banque mondiale et du FMI, publiées il y
a quelques semaines, et selon lesquelles l’économie algérienne se redresse
grâce à la reprise économique mondiale qui donnerait plus de place au
gouvernement pour s’attaquer aux réformes structurelles, M. Akira indique que
«les autorités se sont montrées plus désireuses et conscientes de
l’accélération de la transition énergétique en Algérie, y compris des avantages
que l’Algérie pourrait avoir en termes de développement et de production
d’hydrogène bleu et vert à l’avenir».