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L’événement mettra en lumière les produits et savoir-faire nationaux dans des secteurs stratégiques tels que la gastronomie, l’artisanat, le tourisme, l’industrie, l’hôtellerie et les services, devant un public professionnel et institutionnel européen, consolidant ainsi la présence économique et culturelle de l’Algérie en France.
Ce dimanche, une conférence dédiée à cet événement a été organisée conjointement par l’Association nationale des commerçants et artisans (ANCA) et les organisateurs, au siège de l’ANCA, à la Société algérienne des foires et exportations (SAFEX), au Palais des Expositions des Pins Maritimes, à Mohammadia (Alger), marquant officiellement le lancement de cette deuxième édition de très haut niveau.
Prenant la parole, l’organisateur du salon, Nourredine Gasmi, a souligné que le choix de Lyon n’était pas le fruit du hasard. «Lyon, géographiquement, est la plateforme de l’Europe et a toujours été un centre économique stratégique. C’est un choix réfléchi», a-t-il affirmé, mettant en avant l’importance économique et logistique de la métropole.
Nordine Gasmi a indiqué que le Salon de l’Algérie 2026 connaîtra une participation record, avec plus de 200 exposants répartis sur 15 000 m2, contre 60 à 70 exposants et 4 000 m2 lors de la première édition.
Il a également évoqué l’implication du tissu associatif lyonnais, à travers un collectif d’associations mobilisées autour du projet. «Il y a un nombre important d’associations qui se trouvent à Lyon et qui ont décidé d’organiser ce salon», a-t-il indiqué.
Pour sa part, Hadj Tahar Boulanouar, président de l’Association nationale des commerçants et artisans (ANCA), a souligné l’importance capitale de la participation des entreprises algériennes aux salons internationaux pour promouvoir le «Made in Algérie». «On ne peut pas encourager les exportations algériennes sans la participation active des entreprises locales. Ces salons à l’étranger sont essentiels pour faire connaître nos produits et services à un public international», a-t-il affirmé.
Il a indiqué que de nombreux producteurs algériens se plaignent de ne pas trouver de débouchés pour leurs produits, alors même que la demande existe à l’étranger. «Il est indispensable d’avoir une présence forte dans les salons internationaux pour faire connaître le produit algérien et ses services», a-t-il insisté.
Pour lui, le Salon de l’Algérie 2026 est d’autant plus stratégique que les produits algériens ont atteint un niveau de qualité capable de concurrencer sur les marchés internationaux. «La production algérienne connaît aujourd’hui une forte demande dans de nombreux pays. C’est une véritable opportunité de montrer que nos produits sont compétitifs et capables de s’imposer à l’international», a-t-il précisé.
Le président de l’ANCA a également évoqué la dimension nationale et artisanale du salon, rappelant que l’événement permet de promouvoir tous les secteurs, de l’industrie à l’artisanat, en passant par l’agroalimentaire, le tourisme et l’artisanat traditionnel. «C’est une vitrine pour l’ensemble du savoir-faire algérien, et nous encourageons toutes les initiatives similaires, tant au niveau national qu’international, pour renforcer la visibilité du produit local», a-t-il réitéré.
Enfin, il a souligné le rôle des associations professionnelles pour connecter les membres de la diaspora avec l’économie nationale : «Dans de nombreux pays, les communautés algériennes sont des acteurs économiques majeurs. Il est essentiel de les mobiliser pour soutenir le produit national et stimuler la demande à l’international. Nos associations professionnelles travaillent précisément à préparer le terrain pour que les exportateurs puissent répondre efficacement à cette demande», a conclu Boulanouar.
170 entreprises de la CAP participent au Salon de l’Algérie 2026
Fatiha Benchoubba, secrétaire générale de la Confédération algérienne du patronat, a annoncé lors de la conférence de lancement que la Confédération occupera le plus grand pavillon du Salon de l’Algérie 2026, rassemblant 170 entreprises algériennes sur 400 m2. «Nous avons souhaité concentrer les exposants dans un espace unique pour offrir une présentation cohérente et prestigieuse du savoir-faire national», a-t-elle souligné.
Les secteurs représentés sont variés et reflètent la richesse de l’économie algérienne : bijouterie, poterie, cadres, céramique, cuir et maroquinerie, textile, promotion immobilière, tourisme, ainsi que des solutions numériques pour le secteur du voyage. «L’objectif est de mettre en lumière la diversité et la qualité des produits algériens, démontrant leur capacité à rivaliser à l’international», a-t-elle ajouté.
Mme Benchoubba a également insisté sur l’ampleur européenne de l’événement : «Ce pavillon s’adresse non seulement au public français, mais également à l’Allemagne, au Benelux, à la Suisse et à l’Espagne, afin de renforcer la visibilité et la reconnaissance du produit algérien sur le marché européen».