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Organisé sous le thème «Building Africa'sIndustrialised Future» (Bâtir l'avenir industrialisé de l'Afrique), cet événement est le principal point de rencontre mondial pour les investissements dans les secteurs de l'énergie, de l'électricité, des infrastructures et de l'industrie sur le continent africain. L’objectif de cette manifestation est de connecter les gouvernements, les services publics, les investisseurs, les développeurs de projets et les fournisseurs de technologies pour transformer le potentiel de l'Afrique en projets concrets. Pour le timing, l’événement intervient à un moment marqué par de forts chamboulements géopolitiques et un magma d’incertitudes. Conscient de la complexité de la situation, le continent compte trouver une place meilleure dans l’architecture énergétique internationale. Le Forum de cinq jours qu’abrite l’Afrique de Sud, permettra d’aborder des thématiques intéressantes. Les minéraux critiques bénéficient d’un programme dédié de deux jours, explorant la transformation en aval, les corridors de transport et la capture de valeur à partir de réserves représentant plus de 30% de l’offre mondiale. Il est aussi question de l’expansion des réseaux, les structures d’investissement privé, le financement de projets la conformité au CBAM, mécanisme mis en place par l’Union européenne et devenu effectif depuis janvier dernier. Les perspectives de la Chambre africaine de l’énergie (AEC) indiquent que la production africaine de pétrole et de gaz, à titre d’exemple, devrait atteindre 11,4 millions de barils par jour (bpj) d’ici 2026. Les dépenses d’investissement mondiales en matière d’E&P devraient atteindre 504 milliards de dollars d’ici 2026, l’Afrique contribuant à hauteur d’environ 41 milliards de dollars. Dans les secteurs intermédiaire et aval, la population et l’économie africaines devraient connaître une croissance rapide, stimulant la demande de produits raffinés. La demande africaine de produits raffinés devrait passer d’environ 4 millions de barils par jour en 2024 à plus de 6 millions de barils par jour d’ici 2050, soit une augmentation de 50 %. D’importantes activités de négoce de pétrole ont désormais lieu autour de l’Afrique, principalement pour vendre du pétrole brut et acheter/importer des produits raffinés. Pour L’AEC, plus de 20 milliards de dollars d’investissements sont nécessaires dans les infrastructures en aval d’ici 2050 pour répondre aux besoins croissants en matière d’importation et de distribution de produits raffinés. Au-delà du pétrole et du gaz, la demande en électricité du continent devrait passer d’environ 1.028 TWh à 2.291 TWh d’ici 2050. L’engagement de l’Afrique en faveur des sources d’énergie renouvelables offre d’importantes opportunités d’investissement et d’innovation. Entre 2020 et 2025, le continent a investi 34 milliards de dollars dans les technologies d’énergie propre, dont 52 % ont été alloués à l’énergie solaire et 25 % à l’éolien terrestre. Le gaz naturel devrait représenter 45 % de la production totale d’électricité d’ici 2050. En prenant les bonnes décisions aujourd'hui, les pays africains peuvent ouvrir la voie à un paysage énergétique durable pour les générations à venir.