9 مايو 2022 | منذ 4 سنوات

Déblocage des projets d’investissement : Les économistes insistent sur les facilités bancaires

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Selon l’expert économiste, Nabil Djemaâ, si le chef de l’Etat affiche son intransigeance, c’est pour dégripper la machine économique face à une bureaucratie entravant toute velléité d’investissement. « Depuis la rencontre nationale sur la relance de l’investissement, le président de la République ne cesse d’insister sur le déblocage des projets d’investissement gelés. « Cette fois il a réitéré son appel à lever ces obstacles et réviser la loi sur l’investissement local, afin d’attirer le maximum de capitaux », note Djemaâ. Et d’ajouter : « A mon avis, le président de la République est clair dans son message relatif à la question de l’investissement et la révision de la loi. Il veut en finir avec le diktat imposé par ces commissions de wilaya ou de daïra qui traitent les dossiers d’investissement avec cette ambition de blocage », estime l’économiste. Selon Djemaâ, le président de la République, « contraint de jouer le rôle à la place du guichet unique », devra s’attaquer en alternance à la révision de la loi sur la monnaie et le crédit. Il explique que plusieurs autres investissements n’ont pas pu être réalisés a cause de l’accès aux crédits bancaires. Il cite l’exemple des investisseurs ayant bénéficié de centaines d’hectares de terrains pour se lancer dans l’agriculture, notamment les céréales, et qui sont bloqués par la banque qui exige l’hypothèque des terrains. «Des centaines d’investisseurs dans la PME-PMI sont également bloqués à cause de l’hypothèque. A mon avis, il faut trouver des mécanismes juridiques qui débloquent l’investissement et qui assurent en même temps le remboursement du crédit à la banque », souligne-t-il, avant d’insister sur la révision de la loi sur la monnaie et le crédit qui, selon lui, constitue l’autre blocage majeur de l’investissement.

Pour l’économiste M’hamed Hamidouche, le problème de la levée des obstacles sur les projets d’investissement demeurera si l’Etat n’agira pas avec fermeté et pragmatisme. Il donne l’exemple de l’inactivité du guichet unique qui est censé résoudre les problèmes auxquels font face les investisseurs. A ce sujet, il estime que la révision de la loi sur l’investissement doit prendre en charge tous les obstacles bureaucratiques que rencontrent les investisseurs en matière de crédits bancaires et de foncier industriel. « A mon avis, il faut changer l’appellation de la loi sur l’investissement par l’initiative sur l’investissement qui devra englober tout le processus de l’investissement étranger et national », préconise-t-il, appelant les hautes autorités de faire preuve de pragmatisme dans la prise de décision économique. Il donne l’exemple de certains pays scandinaves où l’acte de l’investissement se fait dans un cabinet de notaire ou d’un avocat.

9 مايو 2022 | algeria-logo