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Le projet algéro-qatari de production de lait en poudre, couplé aux efforts pour développer la production nationale de lait cru, témoigne de la détermination de l’Algérie à bâtir une filière laitière robuste et à répondre aux besoins croissants du marché local.
Selon Redouane Gouffi, éleveur, producteur de lait et président du Conseil interprofessionnel de la filière lait à M’Sila, ce projet est essentiel pour atteindre l’autonomie en production de lait en poudre et ainsi réduire la lourde facture des importations.
Redouane Gouffi considère ce mégaprojet, fruit de la collaboration entre le Fonds national d’investissement (FNI) et la société qatarie Baladna, «comme une véritable locomotive» pour le développement de la filière laitière en Algérie. «C’est un projet important qui stimulera l’investissement et constituera une réponse stratégique aux besoins croissants du pays en produits laitiers. Les professionnels du secteur se réjouissent de ce partenariat».
Gouffi souligne que les investisseurs locaux pourront bénéficier de l’expertise et du savoir-faire de Baladna, ainsi que de la logistique et de la chaîne de valeur qui seront créées. Le projet prévoit l’installation de plusieurs maillons essentiels à la production de lait en poudre, tels que la vaccination, les produits vétérinaires, les additifs alimentaires et les équipements.
Ce projet structurant ne représente pas une concurrence pour les acteurs locaux, mais plutôt un apport complémentaire. Gouffi insiste sur la nécessité pour les investisseurs locaux de se mobiliser et de s’organiser pour accompagner cet effort et contribuer pleinement à l’augmentation de la production et de la rentabilité de la filière. «Il reste 50% du marché à satisfaire. Nous avons les capacités pour le faire. A nous les investisseurs de nous mobiliser pour booster la rentabilité de la filière lait», a-t-il souligné.
Cependant, il appelle à davantage de facilitations pour ces investisseurs, notamment en matière fiscale et parafiscale, en plaidant pour l’exonération de la TVA et des droits de douane. Il estime également crucial de renforcer la formation pour professionnaliser le secteur, tout en encourageant la production fourragère, condition essentielle pour l’extension des investissements. «En absence d’alimentation, on ne peut prévoir une extension ou de nouveaux investissements», a-t-il indiqué.