24 يناير 2022 | منذ 4 سنوات

Lotfi Souilah (CAPC) : « Il est temps de restructurer la filiale lait »

news-detail

Des perturbations dans l’approvisionnement du marché en lait conditionné sont constatées. Les producteurs parlent de  retard de la délivrance des dérogations sanitaires pour l’importation de la poudre de lait 

Le lait conditionné est disponible. L’Office National Interprofessionnel du Lait et des produits laitiers (ONIL), sous  tutelle du ministère de l’Agriculture, importe continuellement des quantités importantes de poudre de lait, de façon à alimenter près d’une centaine de  laiteries  conventionnées. Toutes les mesures sont prises, afin de leurs permettre d’assurer la disponibilité du lait reconstitué pasteurisé demi écrémé cédé au prix administré de 25 DA le litre.  il faut savoir que l’importation de la matière première, dont le prix a augmenté sur le marché international,  se fait par deux circuits. En plus des quantités assurées par l’ONIL, les opérateurs privés importent des quotas  sur délivrance des dérogations sanitaires pour importation (DSI). Ce lait est destiné pour  la transformation de produits laitiers frais. La délivrance des  DSI a été gelée pour un moment, mais la situation a été rétablie et les autorisations ont été accordées à tous les opérateurs.

Vous avez évoqué la hausse des prix de la matière première. Justifie elle   la flambée des  prix des produits laitiers?

Les matières premières et  les produits d’emballage ont connu  une hausse  sur les marchés internationaux à cause de la  crise économique aggravée par la pandémie liée au Covid-19. C’est  tout à fait normal que la  hausse se répercute sur les produits comestibles. Cependant certaines augmentations passant du simple au double sont exagérées. Des  opérateurs ont tout simplement tiré profit de la spéculation. Pour mettre fin à ses dépassements, l’état a adopté toute une stratégie de régulation et contrôle du marché.

Moi je pense que ce n’est pas normal pour des sociétés, dont une internationale, continuent à importer de la poudre de lait depuis plus de vingt ans, alors qu’elles sont appelées  à investir dans l’importation des vaches laitières et contribuer au développement économique du pays. L’Etat, qui exige une valeur ajoutée,  devait intervenir et exiger  que les produits soient aux normes, fait à base de lait de vache. Il s’est  d’ailleurs engagé à développer la filière d’élevage de vaches laitières, d’encourager et d’accompagner les investisseurs et renforcer les laiteries avec du lait frais. Une politique qui vise la réduction de la facture d’importation du lait en poudre .

Des  propriétaires de laiteries menacent de fermer leurs usines.

C’est un chantage ! Ce n’est pas du tout le moment de mettre la pression sur les pouvoirs publics, mais plutôt d’aller vers l’investissement à moyen et à long terme. Il est inadmissible que des opérateurs qui existent depuis plus de 20 ans, n’aient  pas importé une seule vache, alors que toutes les facilités sont accordées. L’Etat a  mis aussi  en place un système de subventions en termes de concession de terrains, de forages, d’assurance du bétail, y compris pour  le litre de lait. A mon avis, les propriétaires de laiteries doivent revoir leur stratégie et opter pour un planning d’importation de vaches laitières. Il est temps de réorganiser le secteur.

24 يناير 2022 | algeria-logo