26 فبراير 2025 | منذ سنة

Le photovoltaïque au service de l’économie nationale

Le photovoltaïque est au service de l’économie nationale, selon les participants à la journée d’étude organisée mardi à Alger par Green Energy Cluster Algeria.

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Cette journée est consacrée aux « Solutions photovoltaïques dédiées au secteur économique« . Elle vise à présenter les solutions développées par les membres du cluster, à définir le segment photovoltaïque commercial et industriel, et à créer un cadre réglementaire adapté.

« Lancement réussi' » de production de 3.200 MWc du renouvelable

L’événement s’est articulé autour de conférences, de panels d’experts et d’une exposition permettant aux participants de découvrir les innovations proposées par les entreprises du secteur. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme national de développement des énergies renouvelables en Algérie.

Dans son allocution d’ouverture, Mme Farida Barka, membre du conseil d’administration du Green Energy Cluster Algérie, souligne les avancées récentes. « Depuis 2023, nous avons observé avec fierté le lancement réussi du projet de production d’électricité d’origine renouvelable d’une capacité de 3.200 MWc (mégawatt-crête, ndlr), avec la participation effective des acteurs locaux« , indique-t-elle. Elle précise également que « le financement par les pouvoirs publics de 3.000 milliards de DA dans le domaine du renouvelable a instauré un climat de confiance propice aux entreprises qui à leur tour ont procédé à des investissements et des recrutements« .

Le modèle décentralisé en complément du centralisé

Mme Barka met en lumière la nécessité de développer un modèle décentralisé en complément du modèle centralisé actuellement privilégié. « Jusqu’à présent, le modèle suivi par les pouvoirs publics reposait sur un type appelé ‘centralisé’ se caractérisant par la construction de grandes centrales au sol. Ces grands projets de nature capitalistique doivent être jumelés avec des installations solaires photovoltaïques de plus petites capacités, installées sur des toitures des usines, des bâtiments, des ombrières ou sur des parcelles dédiées chez les agriculteurs« , soutient-elle.

Elle alerte également sur les enjeux économiques liés à la transition énergétique: « L’avantage comparatif offert par un prix bas du m³ (mètre cube ndlr) de GN (gaz naturel ndlr) risque de s’effilocher à mesure que les exportations algériennes seront taxées en raison de leur teneur en carbone. Une alerte sérieuse est donnée par l’Union Européenne qui va imposer dès le 1 janvier 2026, des taxes sur 6 produits« .

Une orientation stratégique

Lors de son intervention lue par la cheffe de cabinet, Noureddine Yassa, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Énergie chargé des Énergies renouvelables, a réaffirmé l’engagement des autorités: « Le gouvernement accorde une grande importance au développement des énergies renouvelables, les considérant comme une orientation stratégique contribuant à la diversification de l’économie nationale et à sa préservation à moyen et long terme » a affirmé Yassa.

Il détaille le plan d’action sectoriel qui « vise à créer un environnement économique efficace. Cela comprendra le soutien au développement de projets de production d’électricité à partir de sources renouvelables, le renforcement de l’intégration industrielle par le développement de l’industrie locale dans la chaîne de valeur, l’amélioration des réseaux électriques et la promotion du partenariat entre les secteurs public et privé« .

Création de 20 nouvelles stations de production d’énergie solaire

Le secrétaire d’État présente également les avancées concrètes du programme national des énergies renouvelables en rappelant que « l’Algérie a récemment lancé un projet de production de 15.000 mégawatts d’énergie solaire à travers la création de 20 nouvelles stations d’une capacité variant entre 50 et 300 mégawatts chacune, avec un taux d’intégration locale atteignant 35%« . Il a ajouté qu' »une station solaire sera également construite dans la wilaya de Tindouf, d’une capacité de 200 mégawatts, utilisant des moyens de stockage pour répondre aux besoins de la région et soutenir l’exploitation du gisement de fer de Ghar Djebilet ».

Le potentiel du marché photovoltaïque dans le secteur économique a été mis en avant par les organisateurs. Selon Mme Barka, « la rareté d’installations solaires photovoltaïques destinées au secteur économique est en contradiction avec la forte consommation d’énergie évaluées à 40 TWh (térawattheure ndlr) notée sur le rapport de l’APRUE publié en 2024. Avec une action soutenant le secteur du renouvelable, il serait possible de créer un marché porteur de 6 à 7 GWc (Gigawatt-crête ndlr) en considérant la couverture de 30% de cette consommation« .

Accompagnement du programme des énergies renouvelables

Cette journée d’étude s’inscrit dans une démarche proactive du Green Energy Cluster Algeria qui, comme le rappelle Mme Barka, avait « pris l’initiative dès le mois de décembre 2024 de préparer et de remettre un rapport compilant un ensemble de propositions destinées à accompagner le déploiement du programme des énergies renouvelables dans notre pays« .

Les participants ont pu échanger sur les solutions innovantes et les mécanismes à mettre en place pour favoriser le développement du photovoltaïque dans les secteurs industriel, tertiaire et agricole, contribuant ainsi à la transition énergétique de l’Algérie et à la réduction de son empreinte carbone.


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